Presse

The Magazine Antiques

Brian Allen, “Sights Seen at TEFAF Maastricht 2020”, The Magazine Antiques, 9 mars 2020:

“(…) Christophe de Quenetain, who specializes in European decorative arts from the seventeenth through nineteenth centuries, certainly has the most impressive booth, decorated with custom-built walls and columns inspired by the Grand Trianon at Versailles. It’s a splendid, evocative space, beautifully lit, with a great display of Louis XIV furniture and majolica. (…)”

La Tribune de l’Art

Bénédicte Bonnet Saint-Georges, “TEFAF 2020 : une réussite, malgré tout”, La Tribune de l’Art, 6 mars 2020:

” “

L’Objet d’Art

Olivier Paze-Mazzi, “Comment restaurer le mobilier ? La parole aux professionnels.”, L’Objet d’Art, n° 568, juin 2020, p.74-83:

“(…) Depuis quelques années, la multiplication des affaires a couvert d’un voile de suspicion l’univers du meuble ancien, déjà touché depuis plusieurs décennies par l’évolution du goût. Pourtant, il y a une trentaine d’années se mettait en place une politique nouvelle en matière de restauration, soucieuse de rompre avec certaines habitudes du passé en développant des techniques non intrusives et réversibles. Afin d’évoquer cette dynamique, L’Objet d’Art a souhaité donner la parole à sept professionnels : Yves Carlier, conservateur en chef du département des ressources documentaires du château de Versailles, Henry-Bertrand ­Collet, ébéniste restaurateur et expert CNES, Frédéric Dassas, conservateur en chef au département des Objets d’art du musée du Louvre, Tristan Desforges, ébéniste restaurateur, Meilleur Ouvrier de France en 2018 – Ébénisterie Michel Jamet, Pierre-Alain Le Cousin, professeur à l’École Boulle et ébéniste restaurateur, Simon de Monicault, vice-président de Christie’s France, directeur du département Mobilier et objets d’art, ­Christophe de Quénetain, docteur en histoire de l’art et antiquaire. (…)”

The Magazine Antiques

Brian Allen, “Sights Seen at TEFAF Maastricht 2020”, The Magazine Antiques, 9 mars 2020:

“(…) Christophe de Quenetain, who specializes in European decorative arts from the seventeenth through nineteenth centuries, certainly has the most impressive booth, decorated with custom-built walls and columns inspired by the Grand Trianon at Versailles. It’s a splendid, evocative space, beautifully lit, with a great display of Louis XIV furniture and majolica. (…)”

La Tribune de l’Art

Bénédicte Bonnet Saint-Georges, “TEFAF 2020 : une réussite, malgré tout”, La Tribune de l’Art, 6 mars 2020:

” “

Le Figaro

Béatrice de Rochebouët, ” “, Le Figaro, 7-8 mars 2020, p.28:

“(…) Le stand tout en marbre à la gloire de Louis XIV de Christophe de Quénetain, partenaire de Marella Rossi Mosseri, au salon Tefaf de Maastricht. Christophe de Quénetain «Cela aurait pu être.(…)”

The New York Times

Scott Reyburn, “TEFAF Art Fair Carries On. But Business Isn’t Usual.”, The New York Times, 6 mars 2020:

“(…) For many dealers in the niche collecting fields of old master paintings and decorative arts, TEFAF Maastricht represents one of the few opportunities to connect in person with international curators and collectors. Creating an eye-catching booth can involve considerable expense.

Christophe de Quenetain, for example, a private dealer based in Paris and London who specializes in top-of-the-range French furniture, said he spent about 300,000 euros, or $330,000, lining his booth with 8.5 tonnes of exotic marble in a design inspired the floor of the chapel at the Château of Versailles.

An undisclosed American museum felt confident enough to reserve, on the basis of digital photographs, a sumptuously veneered late 17th-century bureau by Pierre Gole, cabinetmaker of Louis XIV, priced at €300,000 in Mr. de Quénetain’s maximalist presentation, the dealer said. (…)”

Les Echos

Judith Benhamou-Huet, “Antiquités : une spectaculaire Tefaf à Maastricht contre vents et marées”, Les Echos, 6 mars 2020:

“Format spectaculaire. Certains exposants ont fait des efforts considérables. C’est le cas du français, Christophe de Quenetain, spécialiste des arts décoratifs français anciens. Pour bâtir et décorer son stand, hommage à Versailles, il a fait venir pas moins de 8,5 tonnes de marbre. En vedette au centre de son espace, un Louis XIV de bronze de 1,05 mètre de hauteur, réalisé par le grand sculpteur français du début du XVIIIe siècle, François Girardon (1628-1715), proposé à 13 millions d’euros. Les autres versions de ce roi Soleil à cheval sont au Louvre, au musée de l’Ermitage de Saint Petersburg et dans les collections de la reine d’Angleterre.

« Si certains acheteurs potentiels ne se déplacent pas, ils ont envoyé des émissaires » explique Christophe de Quénetain avant d’ajouter : « 150 jets privés doivent aujourd’hui atterrir à l’aéroport de Maastricht ».”

Le Figaro

Béatrice de Rochebouët, “Vidéos et visites 3D au secours des exposants”, Le Figaro, 7-8 mars 2020, p.28:

“(…) « Notre habitude a toujours été de rester extrêmement discrets, en gardant les objets cachés jusqu’au jour du vernissage, pour créer l’effet de surprise, explique Marella Rossi, partenaire de Christophe de Quénetain. Ce spécialiste des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles a mis le paquet en réalisant un stand tout en marbre à la gloire de Louis XIV qui vaut vraiment le détour. « À défaut, il nous a fallu trouver d’autres moyens pour sensibiliser en amont nos clients, car on a très vite compris qu’ils ne viendraient pas,notamment les musées américains qui, en général, nous achètent beaucoup. Grâce à cela, on est en passe de vendre une pièce importante à l’un d’entre eux, même s’il faudra évidemment la lui montrer surplace. »Investir les réseaux sociaux Le duo – et il n’est pas le seul – a choisi la voie de la vidéo (par Felipe Sanguinetti, connu pour travailler aussi pour le luxe et la mode) à envoyer à son cercle rapproché de collectionneurs par mail ou newsletter, avant d’être mise sur les réseaux sociaux, avec aussi une succession de petites «capsules» sur des objets choisis. (…)”

Le Journal des Arts

Marie Potard, “Tefaf Maastricht 2019 veut se régénérer”, Le Journal des Arts, 15 mars 2019:

“Démonstration de force inédite pour la foire d’art et d’antiquités, qui renouvelle 40 de ses enseignes et impose une sélection plus encadrée pour maintenir son leadership. La présence française (55) n’a jamais été aussi forte.

Maastricht. Tefaf de Maastricht (The European Fine Art Fair) demeure la plus grande foire au monde d’art et d’antiquités. Non seulement elle accueille le plus grand nombre de marchands, mais elle concentre aussi les plus grandes pointures dans chaque catégorie. Pour garder sa place de leader, la foire a fait, pour sa 32e édition, un grand ménage avant son ouverture. D’autant plus que, depuis trois ans maintenant, la bouture new-yorkaise de la manifestation a eu le temps de prendre et pourrait lui faire de l’ombre. Pour autant, « de nombreux visiteurs, impressionnés par la qualité de la foire à New York, ont prévu de se rendre à Maastricht alors qu’ils n’y sont jamais venus », rapporte Christophe de Quénetain, exposant et membre du comité exécutif et du conseil d’administration. (…)”

RTBF.be

Martial Giot, “32e édition de la The European Fine Art Fair (TEFAF) de Maastricht”, RTBF.be, 15 mars 2019:

“La 32e édition de la The European Fine Art Fair (TEFAF) de Maastricht ouvrira ses portes au public ce samedi 16 mars. Elle se tiendra au MECC de Maastricht jusqu’au 24 mars. Elle est la plus prestigieuse foire d’art et d’antiquités au monde.

« Si certains acheteurs potentiels ne se déplacent pas, ils ont envoyé des émissaires » explique Christophe de Quénetain avant d’ajouter : « 150 jets privés doivent aujourd’hui atterrir à l’aéroport de Maastricht ».”

La TEFAF, vient de mettre en place une nouvelle politique globale en matière d’expertises pour toutes ses foires. Un “vetting”, un examen par un comité d’experts des pièces proposées, a lieu avant chaque foire. Dorénavant, le droit de vote au sein de ces comités est réservé à des experts universitaires, à des conservateurs et scientifiques spécialisés dans la conservation des œuvres et à des historiens de l’art indépendants. Marchands d’art et experts des maisons d’enchères en sont donc exclus. 

“Cette évolution nous permet de rassurer encore plus nos clients, en renforçant nos liens avec ces différentes institutions scientifiques et ça nous permet aussi d’éviter le moindre soupçon de conflit d’intérêt commercial au moment des commissions d’expertise.”, explique Christophe de Quénetain, membre du comité exécutif et du conseil d’administration de la TEFAF, antiquaire à Paris et Londres et fort d’une solide formation scientique. Il ajoute: On arrive à un degré de compétence pendant les commissions d’expertise qui est assez impressionnant. En plus, ces différents conservateurs et historiens de l’art peuvent avoir l’aide des laboratoires scientifiques du Rijksmuseum. Les équipes viennent avec un matériel scientifique impressionnant de radiographie, d’analyse, des microscopes, etc.”.

L’Objet d’Art

Olivier Paze-Mazzi, “Les Français en force à la TEFAF”, LObjet d’Art, n°565, mars 2020, p.80-81:

“(…) UN PORTRAIT DE SAMUEL BERNARD ? Modelé avec délicatesse sous le vigoureux ciseau du sculpteur Jean-Baptiste Defer, ce personnage figuré en buste arbore une haute et opulente perruque aux longues mèches bouclées et ondulées, caractéristique d’une mode initiée à la fin du XVIIe siècle. Françoise de La Moureyre rapproche ses traits de ceux de Samuel Bernard, capturés dans un portrait peint en 1698 par le pastelliste Joseph Vivien pour sa réception à l’Académie royale. Il immortalise l’effigie du puissant marchand devenu grand banquier qui fournira au Trésor royal les centaines de millions de livres nécessaires aufinancement de la guerre de Succession d’Espagne. Ce médaillon faisait probablement partie au XIXe siècle de la collection de Lord Hertford au château de Bagatelle dont héritera son fils naturel, sir Richard Wallace. (…)”

Le Journal des Arts

Marie Potard, “Oscar Graf invente l’exposition-vente collective”, Le Journal des Arts, 24 décembre 2019:

“(…) Clodion, Sacrifice à la douleur, vers 1780, relief en terracotta, 21 x 27 cm.© Christophe de Quénetain & Marella Rossi. (…)”

Apollo

Thomas Marks, “TEFAF Online”, Apollo, octobre 2020, p.41:

“(…) For the Paris-based dealer Christophe de Quénetain, the invitation to focus on a single chef d’oeuvre promises to give riste to a ‘museum-quality online fair’: he has chosen to show the cast of François Girardon’s equestrian sculpture of Louis XIV of c. 1690-99 that was once part of ‘the personal collection of the sculptor’. (…)”

 

Le magazine des enchères par interenchères

Alexandre Lafore, “TEFAF Maastricht 2019 : les 10 œuvres incontournables”, Le magazine des enchères par interenchères, 23 mars 2019:

“(…) 9. Un marbre XVIIIe d’Antoine-François Vassé

Christophe de Quénétain a acquis ce marbre anonyme aux enchères avant de retracer son historique et de l’exposer à la TEFAF comme un chef-d’œuvre de la sculpture du XVIIIe. Il s’agit en effet du sujet d’agrément d’Antoine-François Vassé (1681-1736) à l’Académie royale de Peinture et de Sculpture, qui fut terminé par son fils. (…)”

Forbes

Natasha Gural, “Peek Into The Most Grandiose Booths At TEFAF Maastricht, The World-Leading Art Fair”, Forbes, 6 mars 2020:

“(…) Marble sourced from the same ancient quarries used to build the Palace of Versailles lines the booth of private dealer Christophe de Quénetain. A homage to the Royal Chapel of Versailles took some five months to construct and a week to install, said Belgium artisan Erik Mostert.

Exquisite porphyry, a dark, reddish-purple speckled stone, sparkles, but not too much. 

“We didn’t polish it too much,” said Mostert, explaining how his team of three people created an authentic feel. “The target is, when you get inside the room, you feel that this room has always existed, like a reclaimed room.”

The opulent booth is designed to create a vintage environment for the highlights: a 17th century sculpture bronze equestrian statue by François Girardon, best known best known for his statues and busts of Louis XIV and for his statuary in the gardens of Versailles; a dish from the Calini service by Nicolas da Urbino, an Italian ceramicist from Castel Durante in Marche who introduced into painted maiolica the new istoriato style (circa 1525); and a pair of console tables by André Charles Boulle, the most famous French cabinetmaker and the preeminent artist in the field of marquetry, also known as Inlay. (…)”

Point de Vue

Marie-Eudes Lauriot Prévost, David Atlan, “La TEFAF au rendez-vous”, Point de Vue, n° 3739, 27 mars-2 avril 2020, p. 72-73:

“(…) L’antiquaire Christophe de Quénetain entouré de la collectionneuse Simone Wlaschek et de la conseillère en achat d’art Marella Rossi Mosseri. (…)”

Point de Vue

Olivier Josse, Julio Piatti, “XIXe en majesté”, Point de Vue, n° 3716, 9-15 octobre 2019, p. 74-75:

“(…) Le comte Christophe de Quénetain, marchand d’art, Simone Wlaschek, collectionneuse, et S.A. le prince Amyn Aga Khan. po ans.(…)”

Paroles de lecteurs, Bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art

Christine Camara, “Entre Seine et Tamise, Christophe de Quénetain, antiquaire et historien de l’art”, Paroles de lecteurs, Bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art, 24 mai 2018:

“Docteur en histoire de l’art, Christophe Huchet de Quénetain s’est spécialisé dans les arts décoratifs des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Plusieurs monographies consacrées notamment à des maîtres-ébénistes jalonnent un parcours riche et enthousiaste, qui l’a mené au beau métier d’antiquaire. La bibliothèque de l’INHA demeure son espace de recherche préféré.Vous, en quelques mots ? Je suis à la fois antiquaire et historien de l’art. Tous les ans se déroule à Maastricht et à New York la TEFAF (The European Fine Art Fair) qui est une très importante foire d’art. Je suis l’un des trois chairman de cette foire, à la tête de la section des antiquaires. Nous décidons par exemple du lieu où elle va se dérouler, du choix des exposants etc. Une équipe de trente collaborateurs gère les questions pratiques.Au-delà de la simple transaction, vendre un meuble ou un objet d’art à un client c’est aussi pouvoir garantir son authenticité, lui livrer tout un pan de son histoire (qui englobe celle des restaurations). C’est un des aspects passionnants de mon métier qui requiert un important besoin de documentation.

Votre fréquentation de la bibliothèque ? Le plus souvent possible ! N’ayant pas de bureau à Paris, j’aime venir travailler à la bibliothèque et j’apprécie l’ambiance de travail qui y règne. Ma semaine est partagée entre Londres, où je réside et Paris. Bien sûr, il m’arrive de me rendre à la National Art Library, aux collections un peu similaires, mais j’avoue que je préfère la bibliothèque de l’INHA car sa consœur anglaise n’a pas de libre accès et les horaires me conviennent moins. Plutôt salle Labrouste ou magasin central ? J’évite le magasin central un peu confiné. Je m’installe toujours dans la salle Labrouste, de préférence en bout de table pour plus de mobilité, et le plus près possible de l’entrée pour pouvoir sortir téléphoner.Un détail insolite dans la salle de lecture ?La céramique des coupoles est extraordinaire. J’aime beaucoup du reste tout ce qui est porcelaine et en particulier les productions de la manufacture de Sèvres. Me revient en mémoire cette très belle exposition : Imperial & Royal, l’âge d’or de la Porcelaine de Sèvres – Paris – Galerie Aveline, 8 septembre – 9 octobre 2016.

Une grande trouvaille dans les collections ? J’ai pu trouver dans le fonds patrimonial des lettres d’Etienne-Barthélémy Garnier, peintre d’histoire et fils et petit-fils de Pierre et de François Garnier, maîtres-ébénistes auxquels j’ai consacré une partie de mes recherches.

Votre sujet du moment ? Le peintre Etienne-Barthélémy Garnier justement, en collaboration avec un autre chercheur, en vue d’une exposition et d’une publication.

Des souhaits de nouveaux services à la bibliothèque ? Que les demandes de document soient possibles dès 9h ! Une remarque : la connexion internet est compliquée quand on a un Apple… La fusion avec la BCMN est une très bonne chose ! Le libre accès est très pratique !”

Le Télégramme

Claire Steinlen, “Christophe de Quénetain. « L’art ancien revient en force ! »”, Le Télégramme n° 3739, 11 août 2018:

“Premier Français et plus jeune candidat à avoir été nommé président de la Tefaf (The european fine art fair), la plus grande foire d’antiquités au monde qui se tient chaque année à Maastricht puis à New York, le Breton Christophe de Quénetain, 43 ans, est avant tout un marchand d’art passionné d’objets rares, qui habite entre Londres et Paris. Il décrypte les tendances du marché.On a l’impression que l’art arrive dans des endroits inédits, comme les centres commerciaux ? Oui, l’industrie du luxe utilisait déjà l’art contemporain pour vendre ses produits. Mais la nouveauté, c’est qu’on le voit aussi aujourd’hui dans les grands programmes immobiliers. On met une sculpture d’un grand artiste dans le lobby de l’immeuble ou autour de la piscine. Ça sort du lot et ça rend le bien unique, comme Murakami chez LVMH. Comment est née votre passion ? Par ma grand-mère, qui avait beaucoup de goût. Et son oncle accueillait le peintre Juan Gris dans leur maison, à Collioure (Pyrénées-Orientales). Deux des plus beaux tableaux de l’artiste y étaient accrochés et enfant, j’aimais les admirer.C’est la peinture qui vous a fasciné ? Pas seulement. Pour terminer sur les inspirations familiales, le père de mon beau-père était un grand copain de Le Corbusier et du peintre Jean Lurçat, qui est aussi l’homme qui a relancé l’industrie de la tapisserie en France. Chez lui, on discutait beaucoup d’art. Souvent, on y déjeunait en famille, tout le monde repartait et je passais avec lui tous mes samedis après-midi, à partir de 12-13 ans. Vous avez votre propre galerie ? Non, je suis « marchand en chambre » mais rassurez-vous, je ne reçois pas en pyjama ! J’ai des objets d’art, des meubles du XVIIIe – ma spécialité – et un peu de sculpture. Quand je ne les montre pas à mes clients en rendez-vous, je les expose deux fois par an, à Maastricht et à New York. Quels sont vos clients ? Ceux qui viennent à Maastricht ou qui me sont envoyés par des conservateurs de musée ou par le bouche-à-oreille. Et plus globalement, les grands musées internationaux, les banquiers d’affaires, des princes du golfe, des empereurs du BTP, des grands joailliers, des rois du private equity ou de grands mécènes… Comment devient-on marchand ? Je suis passé par l’École Boulle, pour le côté pratique et comprendre comment était fait un meuble, ce qui permet d’être meilleur dans l’expertise et de converser avec les restaurateurs. Puis l’École du Louvre, c’est un passage obligé, c’est la meilleure formation au monde en histoire de l’art. Je me suis spécialisé en histoire des arts appliqués à l’industrie et ameublement des grandes demeures. Pourquoi je n’ai pas choisi la peinture ? Je n’en sais rien ! J’ai enchaîné avec deux thèses, l’une à l’École pratique des hautes études, l’autre à la Sorbonne.Les débuts sont durs ?Oui, il faut se constituer son stock. Je me levais avant l’aube, j’arrivais aux puces à 5 h, tous les vendredis matin, pour acheter le premier les objets qui arrivaient, « au cul des camions », comme ont dit. Mais malgré mon assiduité, je n’ai jamais rien trouvé ! Aujourd’hui, comment fonctionnez-vous ? Je me renseigne beaucoup. Quand un objet est mal catalogué, quand les maisons de ventes ne connaissent pas leur provenance, quand on me dit que ça vient du XIXe et que je peux démontrer que c’est du XVIIIe. Mon métier, c’est de trouver les erreurs des uns et des autres. Vos plus belles ventes ? La prochaine ! Sinon, je suis très fier du « Chat de Madame de Pompadour » (photo ci-contre) dont on m’a confié la vente. Une céramique chinoise achetée en Europe par un marchand mercier (marchand de luxe du XVIIIe). Celui-ci l’a ensuite vendue à Madame de Pompadour. Personne ne savait ce que c’était. J’ai aussi vendu des plats en faïence au Met, le grand musée de New York. Et ces pièces du XVIIIe ont un public ? L’art ancien revient en force ! Après le mobilier des années 50, on redécouvre aujourd’hui le classique. Les gens ne veulent plus de total look, ils préfèrent mixer et panacher. Ils achètent une commode XVIIIe avec un tableau de Francis Bacon dessus, ça permet de ne pas avoir le même mobilier que tout le monde, c’est l’avantage de l’art ancien. Marqueterie, laque, bronze doré, marbres, pierres, céramique, c’est un style et des matériaux très variés. D‘ailleurs, Peter Marino, le plus grand décorateur au monde, l’architecte de LVMH et Chanel, achète aujourd’hui des objets du XVIIIe pour redécorer les boutiques des deux marques ! Les grands marchands d’art ancien ont toujours été férus d’art contemporain. Mais à des prix accessibles ? Bien sûr, on trouve des pièces uniques mais aussi du mobilier de château sur internet, des canapés Louis XV moins cher que chez Conran. Un secrétaire Louis Philippe, ça vaut 200 ou 300 € dans les ventes et ça évite d’avoir l’intérieur de tout le monde. Les prix s’envolent aussi ! Oui, comme le marché de l’art ancien (jusqu’au XIXe) redevient à la mode, les prix repartent à la hausse, notamment sur les peintures « caravagesques » qui parlent à un public de gens jeunes, parce que ce sont des œuvres très fortes (des Christ écartelés, des squelettes) mais aussi des sculptures en bronze de la Renaissance, qui ont le vent en poupe. Les artistes comme Damien Hirst et Jeff Koons en achètent, c’est très scénographique, ça apporte une présence très forte dans une pièce. Tom Hill (le fondateur du fonds Blackstone) possède par exemple une très grande collection du peintre américain Cy Twombly, d’art contemporain et de bronzes. Aujourd’hui, les gens sont plus collectionneurs de chefs-d’œuvre que collectionneurs d’une époque. Qui peuvent atteindre des sommes incroyables. Quels sont les derniers records de vente ? Il y en a eu plusieurs depuis l’automne. Mais le record va au Léonard de Vinci, « Salvator Mundi » , qu’a acheté l’Arabie Saoudite pour la somme de 450 millions d’euros ! Le tableau le plus cher au monde, installé au Louvre Abu Dhabi. Aujourd’hui, les vendeurs comme Christie’s utilisent les méthodes de marketing aussi sur l’art ancien, de la même manière qu’ils l’ont fait pour des artistes contemporains comme Jeff Koons. (…)”

Le Figaro

Béatrice de Rochebouët, “Maastricht, une foire sur le trône, La Tefaf Maastricht, un sommet réputé imprenable”, Le Figaro, n° 3716, 9-15 octobre 2019, p. 27-28:

“(…) C’est parce qu’elle s’est ouverte à beaucoup d’autres disciplines, en créant de nouvelles sections (Showcase en 2008 pour les jeunes talents, Design en 2009, Paper en 2010 et Art tribal en 2016), qu’elle maintient aujourd’hui sa réputation d’offrir le meilleur de l’offre, avec des accrochages souvent de qualité muséale. C’est aussi parce que, non contente de concentrer les plus grandes pointures dans chaque catégorie, elle a ouvert ses portes à d’autres enseignes prometteuses, en changeant son mode de recrutement. « Il y a toujours une longue liste d’attente, explique l’un de ses participants, Christophe de Quénetain, membre du bureau exécutif et du conseil d’administration qui préside la section antiquités de la Tefaf. Sur les 280 exposants de cette année – soit sept de plus qu’en 2018 -, une trentaine n’est pas revenue, ce qui nous a permis de prendre quarante nouveaux, notamment dans la section moderne et contemporaine. »

En revanche, les autres secteurs ont peu bougé. Le design accueille trois en¬ trants: les Français Pierre Passebon et Alexandre Biaggi, ainsi que le Belge Pierre Marie Giraud, roi de la céramique contemporaine. La section objets d’art est inégalable, avec des pointures comme les frères Kugel, qui fréquentent Tefaf Maastricht (et maintenant New York) depuis vingt-neuf ans. Et rien d’autre. Leur dernière Biennale des anti¬ quaires au Grand Palais remonte à 1994 !

« Volonté d’un accroissement vers le haut »

Pourquoi un tel chambardement ? «Nous ne sommes plus dans le gentlemen’s club d’avant. Rien n’est acquis pour les participants. Nous épluchons à la loupe toutes les nouvelles candidatures. Si un marchand d’un meilleur niveau se présente, il prend la place. Cela a fait des mécontents, notamment parmi les Hollandais, mais c’est notre volonté d’un accroissement vers le haut. » (…)”

L’Estampille-L’Objet d’art, n°544

Nathalie d’Alincourt, “Une TEFAF 2018 au sommet”, L’Estampille-L’Objet d’art, n° 544, avril 2018, p. 78:

“(…) Christophe de Quénetain a pour sa part vendu au Metropolitan Museum de New York six assiettes et deux grands plats de l’atelier de Carlo Giuseppe Rampini ou de celui d’Antonio Francesco Imbrs, et peints par Siro Antonio Africa, en faïence stannifère vers 1700; le musée des Beaux-Arts d’Orléans a réservé chez le même marchand un buste en marbre représentant JEanne d’Arc, d’après Marie d’Orléans (1833-1839) et sculpté vers 1840 par Auguste Rouchaud. Il faut néammoins attendre que la commission d’acquistion donne son accord. (…)”

Le Journal des Arts, n°498

Marie Potard, “TEFAF Maastricht au mieux de sa forme”, Le Journal des Arts, n° 498, 30 mars-12 avril 2018, p. 35:

“Les marchands ont presque tous retrouvé le sourire à Maastricht après une édition 2017 plus contrastée, grâce à un vernissage sélect, des visiteurs plus enclins à la dépense et des musées très acheteurs. Maastricht. Tefaf (The European Fine Art Fair) de Maastricht, la plus grande foire d’art et d’antiquités au monde, forte de ses 274 exposants, qui a refermé ses portes le 18 mars est décidément indétrônable. La mise en place d’un vernissage en deux temps, plébiscité tant par les exposants que les visiteurs, y a contribué, avec 5 000 personnes conviées la première journée, puis 7 000 la deuxième. “Cela nous a permis de discuter tranquillement le premier jour, sans être dérangés et de conclure rapidement nos premières ventes“, a expliqué Christophe de Quénetain. (…) De son côté, Christophe de Quénetain a venedu à plusieurs musées, notamment au Metropolitan Museum de New York six (sic.) assiettes et deux plats par Siro Antonio Africa. (…)”

Il Sole 24 Ore

Marilena Pirrelli, “Tefaf, ottime vendite in ogni periodo della storia dell’arte”, Il Sole 24 Ore, 19 mars 2018:

“(…) La sezione Tefaf Antiques ha riportato diverse vendite a varie istituzioni: Christophe de Quénetain(stand 108), ad esempio, ha venduto alMetropolitan Museum of Art degli Stati Uniti sei piatti e due da portata firmati, provenienti dal laboratorio di Carlo Giuseppe Rampini o da quello di Antonio Francesco Imbres, dipinti da Siro Antonio all’interno dei suoi soggetti sull’architettura africana, ceramica smaltata a stagno, ca.1700. Inoltre, una scultura di marmo bianco intitolata “Giovanna d’Arco”, ca.1840, di Auguste Trouchaud dopo Sua Altezza Reale la Principessa Maria d’Orléans (1813-1839) è stata riservata dal Museo di Belle Arti d’Orléans.(…)”

Arte Magazine

“Successo per l’edizione 2018 di Tefaf Maastricht”, Arte Magazine, 19 mars 2018:

“(…) La sezione TEFAF Antiques ha riportato diverse vendite a varie istituzioni: Christophe de Quénetain (Stand 108), ad esempio, ha venduto al Metropolitan Museum of Art degli Stati Uniti sei piatti e due da portata firmati, provenienti o dal laboratorio di Carlo Giuseppe Rampini o da quello di Antonio Francesco Imbres, dipinti da Siro Antonio all’interno dei suoi soggetti sull’architettura africana, ceramica smaltata a stagno, ca.1700. Inoltre, una scultura di marmo bianco intitolata Giovanna d’Arco, ca.1840, di Auguste Trouchaud dopo Sua Altezza Reale la Principessa Maria d’Orléans (1813-1839) è stata riservata dal Museo di Belle Arti d’Orléans.(…)”

Sina

“TEFAF马斯特里赫特2018 大师级的艺术策展”, Sina  新浪收藏, 2018年03月20日 :

” 2018年TEFAF马斯特里赫特于3月18日落下帷幕,博览会的各个艺术品门类都报告了喜人的销售业绩。2018年博览会在原基础上新增了超过100家博物馆参观者。TEFAF马斯特里赫特凭借其国际声望和卓越的展品品质继续成为全球收藏家的聚集地,今年的展会吸引了68,000位来自世界各地的参观者。(…)J。 Kugel为展会带来了一件非凡的装饰艺术品, 1637-1639期间制作于Augsburg的象牙镀银天文钟 — 宝格丽座钟,由一位欧洲私人藏家购入。在古董展区有多件展品成功销售给了机构藏家,Christophe de Quénetain带来的制作于1700年代的锡釉彩绘陶器售与美国大都会博物馆。Auguste Trouchaud创作于1840年,以奥尔良的玛丽公主(1813-1839)为原型的白色大理石雕塑《圣女贞德》由奥尔良美术馆预留。(…)”

Le Quotidien de l’Art

Armelle Malvoisin, “Tefaf, des trésors pour happy few”, Le Quotidien de l’Art, n°1455, 13 mars 2018, p.6 :

“À l’issue d’un vernissage plus exclusif que d’habitude, les deux premiers jours de chasse aux trésors marquent un beau démarrage de la foire de Maastricht.

Forte de ses quelque 280 marchands, la Tefaf (The European Fine Art Fair) a ouvert ses portes le jeudi 8 mars en avant-première à un nombre limité de 5 000 privilégiés. Puis à 7 000 autres visiteurs pour le vernissage du lendemain. Nonobstant une gestion des cartons d’invitation plus délicate que d’habitude pour les exposants, cette réorganisation de la pré-ouverture de la foire a été couronnée de succès, avec d’importants achats dès les premiers moments, tel un monumental cabinet-bibliothèque de 1850 signé Alfred Beurdeley sur le stand de Christophe de Quénetain, emporté par un amateur pour près de 600 000 euros. Le marchand français a aussi vendu dans la foulée un buste en marbre de Jeanne d’Arc (1836-1840) par Auguste Trouchaud au musée des Beaux-Arts d’Orléans. Situé à l’entrée de la foire, l’incontournable stand des frères Kugel livrait ses récents trésors à l’instar d’une pendule astronomique, chef-d’œuvre de la sculpture baroque en ivoire, au pedigree impressionnant, parti très rapidement chez un collectionneur européen.

Un musée éphémère de tableaux anciens
Comme toujours, le suspense était à son comble du côté des tableaux anciens – le secteur historique le plus important de la Tefaf –, pour savoir quelles seraient les plus belles surprises […]”

Le Figaro

Bertrand de Saint Vincent, “Figure Libre, Salon de Beauté, journée d’ouverture de la TEFAF Maastricht”, Le Figaro, 12 mars 2018:

“- 5000 heureux élus ont été conviés à la journée d’ouverture de la plus prestigieuse foire d’art et d’antiquités du monde.  «Il faudrait apprendre aux chiens à renifler les faux», laisse tomber, narquois, François Joseph Graf en voyant passer dans le hall un vigile tiré par un molosse gris. La plus prestigieuse foire d’art et d’antiquités du monde s’ouvre dans l’antique cité hollandaise. Sécurité maximale appliquée à l’identité des visiteurs comme à celle des pièces exposées.(…) Plus loin une bilibothèque signée Alfred Beurdeley a été vendue à 10h10; une Jeann d’Arc d’Auguste Trouchaud acquise par le musée d’Orléans. (…)”

La Tribune de l’Art

Didier Rykner, “Un achat et un don pour Orléans à la Tefaf”, La Tribune de l’Art, 12 mars 2018:

“Acquisitions – Orléans, Musée des Beaux-Arts – C’est à la Tefaf que le Musée d’Orléans vient, une nouvelle fois, d’enrichir ses collections, avec un superbe achat, complété par un don effectué par le marchand. L’achat, c’est un buste de Jeanne d’Arc d’après Marie d’Orléans (Nous avons eu connaissance de cet achat le jour même d’ouverture de la Tefaf ; notons cependant pour être précis que celui-ci n’est pas encore officiel, la commission ne s’étant pas encore prononcée ; son accord ne fait cependant aucun doute, d’autant que le financement est trouvé et que le maire d’Orléans, Olivier Carré, a soutenu avec force cet achat.), le don, c’est une esquisse inédite de Jean-Baptiste Marie Pierre, et le marchand, c’est Christophe de Quénétain.

La sculpture, en marbre, est d’une taille impressionnante et de superbe qualité. Il s’agit de la tête de la célèbre Jeanne d’Arc que Marie d’Orléans, la fille de Louis-Philippe, artiste morte très jeune, avait réalisée (ill. 1). Comme beaucoup de sculpteurs au XIXe siècle, Marie ne taillait pas elle-même le marbre mais sous-traitait l’exécution à un praticien. Celui qui réalisa la sculpture en pied de Jeanne d’Arc en marbre, également commandée par Louis-Philippe pour Versailles en 1836 et qui s’y trouve toujours (ill. 2), était Auguste Trouchaud, qui eut sans doute une carrière indépendante (il n’exposa qu’au Salon de 1837, deux bustes de femmes) mais est aujourd’hui très peu connu. Il exécuta aussi un premier buste de Jeanne d’Arc du vivant de Marie, qui fut exposé à la rétrospective Marie d’Orléans en 2008 (voir l’article), puis celui-ci un an après la mort de la jeune sculptrice qui lui fut commandé par Louis-Philippe pour les Tuileries. L’achat de cette œuvre pour Orléans se justifie pour trois raisons : comme représentation de Jeanne d’Arc, thème privilégié dans ses collections, comme œuvre d’une sculptrice qui porte son nom, et enfin comme sculpture romantique, venant compléter un fonds déjà important autour d’Henri de Triqueti.

Lors de la réouverture de la salle des grands formats des XVIIe et XVIIIe siècles au Musée des Beaux-Arts d’Orléans, nous signalions que le grand retable de Pierre, La Résurrection du Christ (ill. 3) provenant de l’église du monastère de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, était pour la première fois depuis longtemps à nouveau montré au public. L’esquisse donnée par la galerie Christophe de Quénétain (ill. 4) est préparatoire à ce tableau. L’artiste y cherche encore sa composition : le soldat renversé au premier plan en bas à gauche disparaîtra au profit d’un lancier à la posture beaucoup plus stable, qui regarde étonné le Christ ressuscité. Une autre étude peinte, moins aboutie, est conservée au Musée des Beaux-Arts de Brest.”

The Art Newspaper

Alexandre Crocher, ” Les Français en force à la TEFAF Maastricht”, The Art Newspaper, 9 mars 2018, n°5, pp. 4-5:

“Les Français n’ontjamais été aussi nombreux à la Tefaf Maastricht que lors de cette édition, dont le vernissage VIP (suivi d’un second aujourd’hui) s’est dérouléjeudi 8 mars. Certes, Nanne Dekking, le nouveau président exécutif de la fondation qui gère la foire, et le CEO, Patrick Van Maris, sont deux Néerlandaisbasés le premier à New York et le second à Londres.Maisla direction a intégré l’antiquaire Christophe de Quénetain (lire son portrait dans notre édition du 8 mars), patron du secteur Antiquités, et le Parisien Franck Prazan au board of trustees. Surtout, la part des exposants français grimpe à 41enseignes sur un total de 275 stands, davantage si l’on compte celles qui ont un pied à Paris et dans d’autres pays.Un nombre inédit dû entre autres à l’arrivée de nouvelles recrues. Plusieurs ont d’abord participé à la première édition de la Tefaf New York Spring en mai 2017 avant de venir ici. Comme d’autres poids lourds internationaux d’art contemporain avant lui, Perrotin a décidé de tester cette clientèle différente. Le galeriste était toutefois absent au vernissage hier, retenu par l’Armory Show à New York, concomitant.Le stand mélange Heinz Mack, Jesus Rafael Soto, et des artistes qui ont déjà un public ici en Hollande, tels Johan Creten ou Pieter Vermeersch, et une énorme œuvre de Murakami disponible pour plusieurs millions d’euros. « Nous avons eu des questions pour chacun des artistes », se réjouit sur le stand Rudy Lacroix.Oscar Graf est lui aussi d’abord passé par New York. « Nous avions vendu la quasi-totalité dustand », confie-t-il. Cette fois, lejeune homme reste dans son champ de prédilection, !A’ rts & Crafts, mais en déplaçant le curseur vers l’Italie ou la Russie, d’où provient un exceptionnel fauteuil en bois de 1905 d’inspiration Viking.« Lors de la Révolution bolchevique, il a été emporté en Allemagne. Les quatre autres connus se trouvent dans des musées russes », précise l’antiquaire. Comptez « 50 000 à l00 000 euros » pour cette rareté déjà repérée par un musée américain.La section Design est sans doute celle qui se renouvelle le plus, avec la première participation desgaleries Thomas Fritsch – Artrium, spécialiste de céramiques desannées 1950 ravi d’être enfin accepté après sept ans de candidatures, ou Jousse Entreprise qui couvre en mobilier et objets la même période. L’un des piliers de la section, François Laffanour, a franchi l’allée pour s’installer en face, dans le vaste emplacement libéré par l’Arc-en-Seine. Dans le secteur dévolu aux arts premiers, Bernard Dulon fait son entrée avec plusieurs pièces remarquables en ivoire dont une tête Lega de taille inhabituelle qui a figuré dans l’exposition « Prirnitivism in the 20th Century Art » organisée au MoMA à New York en 1984-1985 par William Rubin, et un appui-tête également en ivoire du Congo, passé entre les mains de Charles Ratton.En arts asiatiques, son confrère parisien Antoine Barrère (galerie Jacques Barrère) est venu lui aussi avec des pièces importantes dont une sculpture de Luohan, moine chinois Ming du xv””xvic siècles en terre vernissée polychrome proposé autour de 1,5 million d’euros.En archéologie, lagalerie Chenal a fait elle aussi un tour à la Tefaf de Manhattan – Spring et Fall – avant d’exposer ici.  Parmi les « anciens », la palme revient certainement à la galerie Kugel, qui atroqué les « period rooms » pour quatre sobres cabinets. Le trophée est une pendule astronomique baroque d’Augsburg en ivoire sculpté.Cette merveille avait été vendue en  1984 chez Christie’s à New York pour 1million de livres sterling, « un record à l’époque. Avec cette somme, on pouvait acheter un hôtel particulier à New York », commente Nicolas Kugel. Puis, elle est passée dans la collection Al Tahjir.Fidèle à sa réputation de discrétion, la galerie n’a pas voulu divulguer le prix demandé aujourd’hui. Mais d’après nos informations, la somme dépasserait les 7 millions d’euros.Toutefois, la sculpture ne peut être exportée aux Etats-Unis à cause des lois sur l’importation de l’ivoire. Hier après-midi, de nombreux points rouges apparaissaient sur les stands pour les œuvres ne grimpant pas jusqu’à ces sommets. La galerie Tornabuoni avait déjà cédé plusieurs œuvres d’artistes italiens d’après-guerre, et la galerie Applicat-Prazan avait vendu une toile de Martin Barré et une autre d’Otto Freundlich. Et le milliardaire américain Ronald Lauder, qui n’était pas venu à Maastricht depuis un moment, a fait une apparition sur la foire dans la matinée.De bon augure pour la suite.”

La Gazette Drouot

Agathe Albi-Gervy, “Christophe de Quénetain, un Français à la TEFAF”, La Gazette Drouot,9 mars 2018, pp. 20-23:

“Nouveau membre du comité exécutif et du conseil d’administration de la manifestation, cet homme discret incarne la relève. Antiquaire, il est aussi auteut de deux thèses. Cet administrateur avisé nous livre ses amibitions pour la foire.

Qu’est-ce que vos compétences universitaires, puisque vous êtes docteur en histoire de l’art, apportent à l’exercice de votre métier de marchand ?

Je n’ai jamais voulu devenir chercheur ou professeur Au contraire, j ai toujours aimé le côté stimulant du «marchand de tapis». Et l’évolution du marche semble me donner raison après une baisse du niveau des connais- sances au sein de notre profession, de nouveaux marchands, à la formation très classique, émergent Pour les très gros clients internationaux, avoir soutenu une thèse est un gage de qualité et de professionnalisme Cela les amuse aussi ils me prennent pour un original qui passe ses matinées aux archives et ses après-midis devant ses oeuvres Comment s’organise votre activité de marchand en chambre, entre Londres et Paris ? Depuis environ deux ans. je passe davantage de temps a Londres, car elle est la place mon- diale du marché de l’art ancien Le P-D-G et un certain nombre de membres du comité exe cutif de la Tefaf y sont bases Maîs mon bureau, c’est mon téléphone. Je travaille seul et préfere exercer en chambre pour conserver ma liberté, ct garder certains objets secrets jusqu’à l’ouverture des foires. Les clients mesurent ainsi la plus-value que les marchands leur apportent Ce caractère inédit, la Tefaf veut l’accentuer dans les editions a venir Vos contacts avec les musées internationaux sont impressionnants.

Comment avez-vous construit ces relations avec le monde de la conservation ?

Dans les pays anglo-saxons, les societés scientifiques, comme la French Porcelain Society ou la Victonan Society, sont très actives, elles publient, et organisent de véritables symposiums, pour lesquels tous les conservateurs des domaines concernés font l’effort de se déplacer ce que l’un ne voit malheureusement pas vraiment en France Le fait d avon des compe tencesscientifiquesfaciliteconsidérablement les rapports avec cette communauté.

En quoi la Tefaf se différencie-t-elle des autres foires comparables ?

Par sa commission d’expertise, la meilleure au monde, perpétuellement renouvelée, qui compte les plus grands conservateurs et professeurs d’histoire de l’art Le nombre d’exposants ou d’antiquaires siégeant dans cette commission a d’ailleurs éte drastiquement diminué. Autre avantage, comme la foire se déroule à Maastricht les visiteurs doivent organiser leur sejour e est un vrai rendez vous Ils n y passent donc pas qu un après- midi maîs restent au moins deux jours II y a un cote « Davos version histoire de I art ». Les foires londoniennes sont elles plus faciles d’accès donc les collectionneurs y passent s’ils ont le temps A la Tefaf, les conserva leurs ayant des projets d exposition peuvent venir en discuter avec les marchands qui en parlent a leurs clients La communication entre les visiteurs permet des passerelles entre les différents acteurs du monde de I art

Votre nomination au pôle de direction de la Tefaf est-elle un signal au marché français, ainsi qu’aux jeunes marchands ?

C’est peut etre effectivement un message envoyé a la jeunesse Cela se voit d ailleurs dans le renouvellement du comite de direc lion, avec I arrivée de Jorge Coll, Franck Prazan ou Christian Hemmerle L equipe fonda- trice de la Tefaf fait confiance a la jeune gene ration ses marchands n ont pas de problème d’ego ils sont tres attaches a la foire et sont heureux de nous avoir demande de venir Ils encouragent un certain dynamisme

Quels sont les projets et les priorités de cette nouvelle equipe ?

Nous avons beaucoup d idees ‘ Et souhaitons faire aussi bien que l’équipe précédente dans un monde différent dans un marche qui s oriente toujours plus vers le haut du seg ment et avec une clientele qui a évolue Maastricht doit rester Maastricht, maîs nous ne devons pas nous endormir sur nos lauriers la concurrence existe, surtout pour l’art moderne La qualite des œuvres exposées doit être toujours plus grande Dans le courant de l’annee nous serons en mesure d’annoncer quelques axes Par exemple nous voulons lenforcer la dimension internationale de la foire – ce qui passe par un nouveau site Internet Dans le futur Maastricht la «foire mère» pourrait  s’implanter dans d autres villes avec lesquelles elle formerait une seule et unique entité Dans ce cas les comites de selection, les sponsors et l’identité publicitaire devront être organisés au niveau global dans le but de conserver un niveau de qualite homogène.

Les galeries américaines sont de plus en plus présentes a Maastricht. Est-ce consécutif à l’implantation delaTefafàNewYorken2016?

«Tefaf» étant une marque globale il est souhaitable que les exposants de I edition new yorkaise viennent aussi a Maastricht Les deux foires doivent se nourrir mutuelle- ment et les marchands doivent penser collée tivemcnt Nous voulons qu ils se donnent du mal, reservent leurs meilleures pieces pour la Tefaf et persuadent leurs clients de les accompagner

La très grande majorité des nouveaux exposants sont tournés vers le XX* siècle, voire l’art contemporain. Est-ce une nouvelle orientation de la manifestation ?

Je croîs qu aucun grand marchand en art ancien ne manque à Maastricht Or pour le moment, il n y a pas encore de nouveau gale nste dans ces catégories, du niveau qualitatif de la Tefaf, sinon il aurait ete naturellement choisi Le comite n’a absolument pas défini de nouvelle orientation vers le moderne et le contemporain , il veut simplement renforcer la qualite dans cette section, et les resultats se sont déjà vus en peu de temps aux editions new yorkaises

Aucune volonté, donc, de prendre des parts de marché aux foires mastodontes de l’art contemporain, telle Art Basel ?

Non, car pour ces tres grands marchands une foire de plus ne représente pas grand chose Quand on voit que David Zwirner com mande a Renzo Piano un immeuble a SO M$ en plein New York je pense qu’il peut gerer quinzefoiresparan MaîslaTefafne\eutpas se multipliei Si Art Basel est commeiciale la Tefaf est une fondation, une foire créée par les marchands, pour les marchands Son but n’est pas de gagner de l’argent

Vous avez renouvelé, en décembre, votre partenariat avec la ville de Maastricht. La polémique n’a donc plus lieu d’être ?

Il n’y a jamais eu de polémique Seuls un ou deux marchands qui n’étaient pas dans les instances dirigeantes ont évoque un éventuel déménagement de la foire maîs la direction n a jamais eu l’intention de chercher un nouveau site Le bail était simplement arrivé a son terme Nous sommes tres contents d’être a Maastricht, car, la ville étant difficile d’accès, les visiteurs y restent deux jours Ce qui était une faiblesse est devenu un avantage. La ville et la région se sont par ailleurs engagées a développer considérablement le nombre de chambres d’hôtels, l’aéroport et les navettes

Comment justifiez-vous l’abandon des rapports annuels de la Tefaf sur le marché de l’art ?

Le Tefaf Report a ete abandonne en raison des trop grandes dispantes dans les modes de calculs avec Art Basel Nous nous sommes simplement demande si nous n’avions pas intérêt a terme, a avoir d’autres projets étant donne la nature même de la Tefaf, une foire créée pai des marchands L’idée était bonne, au point qu Art Basel a débauche l’auteure du rapport Gare McAndrcw Maîs combien de personnes lisaient le rapport de la Tefaf, hormis les journalistes du marché de l’art. Nous nous orientons donc vers des bilans plus cibles Le premier publié en mai prochain a I occasion de la Tefaf New York Spring aura pour titre The Art Market Report focus on Art Finance.”

The Art Newspaper

Alexandre Crochet, “Portrait de Christophe de Quénetain, nouvel homme fort de la Tefaf”, The Art Newspaper, 8 mars 2018, n° 4, pp. 8-10 :

“Fraîchement nommé membre du bureau exécutif et du conseil d’administration de la fondation, responsable de la section Antiquités – la plus importante historiquement pour la foire de Maastricht qui ouvre au public samedi 10 mars -, le Français en est devenu l’un des hommes-clefs. Retour sur son parcours. Pour intégrer le très sélect Club des Cent, il faut passer un grand oral digne de Sciences-Po. Bachoter, la peur de l’échec au ventre, comme un vulgaire étudiant, même quand on est un capitaine du CAC 40 aux tempes argentées. N’entre pas qui veut dans cette « loge » de la gastronomie qui réunit entre autres studieux gourmets Erik Orsenna, Claude Bébéar ou Martin Bouygues. Fier d’en faire partie, l’antiquaire Christophe de Quénetain est sans doute plus jeune que la moyenne des membres…  Bien des liens se nouent autour d’une grande table, Talleyrand réunissant la fine fleur de la diplomatie européenne autour de soupers fins l’avait bien compris. Dans un esprit très français, intuitu personae et bonne chère font souvent bon ménage…C’est lors d’un repas à une table étoilée de la capitale en compagnie de l’expert Konrad Bernheimer, pilier dela Tefaf, que Christophe de Quénetain a été conduit « naturellement », dit-il, à franchir la porte d’un autre club fermé, celui des instances dirigeantes de la plus prestigieuse foire d’art et d’antiquités du monde.Des responsabilités qu’il n’a «jamais cherchées ». A l’issue de cette édition, baptême du feu pour ce spécialiste des XVIIe·XVIIIe et début du XIXe siècles, l’antiquaire prendra la suite de Ben Janssens, autre pilier de la foire, aux fonctions de chairman de la section Antiquités. « J’admire son goût, c’est un successeur sensible », confie celui-ci. Si l’arrivée de ce jeune quadra marque à l’évidence un renouvellement générationnel pour la manifestation, pour Ben Janssens, ce rajeuni ssement n’a rien de spectaculaire :« Quand je suis entré au bord j ‘avais trente ans, et quand j’ en suis devenu chairman, quarante-neuf », précise-t-il.  Cette nomination – officialisée en juillet dernier – s’accompagne toutefois d’un double paradoxe. Christophe de Quénetain travaille « en chambre » entre Paris et Londres, sans espace physique comme la plupart de ses confrères établis de longue date ou issus d’une dynastie de marchands.« Une galerie physique, c’est un fil à la patte, justifie-t-il. Les Agnelli ou Bruni-Tedeschi [le père de Carla, ndlr] qui faisaient le tour des antiquaires à Paris, c’est fini. Aujourd’hui,leurs successeurs préfèrent attendre les foires ». Autre curiosité :il est encore relativement frais à la Tefaf Maastricht, où il n’a mis un pied comme exposant qu’en 2011 au tremplin du showcase avant de disposer d’un vrai stand l’année suivante.  Tout autant que pour sa jeunesse synonyme d’implication dans la durée, l’antiquaire a été choisi pour son pédigrée long comme les notices des meubles et objets qu’il vend. Les étrennes d’un grand-père actif dans l’immobilier lui permettent de faire très tôt ses premières acquisitions. Un beau-père plus intellectuel a pour amis les artistes Jean Lurçat et André Dunoyer de Segonzac…Il se lance à son compte en 2001 après un passage à la galerie de tapis et tapisserie Chevalier à Paris. Les études ne l’effraient guère. Diplômé de l’Université Paris-Sorbonne, de l’École pratique des hautes études (EPHE), de l’École Boulle (GRETA) où il se confronte de manière pratique à l’ébénisterie, ou encore de l’École du Louvre, il a écrit deux thèses. L’une porte sur Nicolas Besnier (1685/86-1754), orfèvre de Louis XV et directeur de la Manufacture royale de tapisseries de Beauvais. L’autre concerne l’ébéniste du XVIIIe siècle Pierre Garnier (1726/27- 1806). Le parcours académique de Christophe de Quénetain est celui d’un passionné de recherches mais aussi d’un marchand avisé qui a compris que l’expertise et le savoir sont plus que jamais indispensables dans un domaine où, comme on l’a vu récemment, les affaires de faux se multiplient. À l’heure où « le marché est deplus en plus exigeant et où beaucoup de choses sont dans les musées », souligne-t-il, il réaffirme haut et fort l’importance de la connaissance qui conduit à des redécouvertes. Celles-ci lui ont permis de vendre de nombreuses pièces à des musées tels le Metropolitan Museum de New York ou le Musée national de la Renaissance d’Écouen, auquel ii a cédé un coffre en tapisserie et fils d’or et d’argent du XVIe siècle. Classique comme les antiquités qu’il défend et la coupe de ses costumes, Christophe de Quénetain est toutefois conscient qu’on ne peut plus présenter meubles et objets d’art comme jadis. Avec la complicité de Marella Rossi, de la même génération, il a modernisé ses stands de la Tefaf, confiés plusieurs années consécutives à l’architecte d’intérieur Pierre Yovanovitch puis cette année à son confrère Charles Zana. Son motto : moins de pièces sur des stands épurés ponctués d’un zeste d’art récent. « Christophe est très classique et sérieux, je le houspille unp eu », reconnaît Marella Rossi, qui a classiques, mobilier et objets d’art, textile, art tribal, orfèvrerie », explique-t-il. Au conseil d’administration, il participera « aux grandes orientations. Ses statuts ont été modernisés en septembre 2017 avec notamment l’ouverture à d’autres membres que des marchands ». Quant au comité exécutif, organe de décision pratique, il se réunit une fois par mois sous la houlette de Nanne Dekking, le président de la Tefaf, les chairmen des différents secteurs, un autre marchand et des conservateurs. « Le résultat est plus d’efficacité, plus de transparence dans la prise de décision, et d’ouverture à d’autres points de vue que ceux des marchands.» Le Français devra aussi superviser le vetting, point névralgique pour la réputation de la foire. Conscient d’une contraction dans le domaine des antiquités, il souhaite attirer  de jeunes antiquaires prometteurs via le showcase. Et reste « attaché à ce qu’on apporte des olJ.jets très importants à la Tefaf po ur que les clients compr ennent qu’ilfaut y aller, sans trop communiquerp our réserver l’effet de surprise ». apporté un vent frais à la vénérable galerie Rossi place Beauvau, avec notamment une intervention de Daniel Buren, avant de créer récemment sa propre structure de conseil, artlink.fr.  Bombardé à quarante-deux ans chairman des Antiquités, Christophe de Quénetain ne semble pas effrayé par ces grosses responsabilités.« Cette section représente environ la moitié des exposants au sol. Je pèserai par exemple pour faire entrer un nouvel exposant dans ce domaine qui englobe les antiquités.”

Les Echos

Martine Robert, “Un « frenchie » à la tête de la plus prestigieuse section de la foire”, Les Echos, 6 mars 2018, p. 21:

“Le marchand Christophe de Quénetain dirige la section antiquités. La partie la plus importante et réputée de la foire qui débute ce jeudi à Maastricht. Il y a une volonté de rajeunissement à la tête de la Tefaf et Christophe de Quénetain en profite. En juillet der- nier, à quarante-deux ans, il a été nommé membre du bureau exécutif et membre du conseil d’adminis- tration de cette fondation créée par les marchands pour organiser la Foire de Maastricht. Ce spécialiste en mobiliers et objets d’art des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles est le premier français à qui l’on confie ces responsabilités. « Je suis en charge de la section antiquités, celle sur laquelle la foire a bâti sa réputa- tion », se réjouit l’expert. Antiquaire depuis 2000, ce doc- teur en histoire de l’art, diplômé de l’Ecole Boulle, s’est fait remarquer des institutions par ses publications de qualité et son œil affiné : il a ainsi vendu des pièces majeures au Metropolitan Museum de New York, au Musée Fabre de Montpellier, ou au Musée des beaux-arts de Montréal. « Environ 80 % de mon chiffre d’affaires est réalisé avec les musées, les grands décorateurs et col- lectionneurs », explique celui qui exerce sans pas-de-porte. « J’ai un bureau à Paris, qui est une excellente place pour acheter et restaurer des œuvres, et un autre à Londres où le pouvoir d’achat est plus élevé pour les revendre. Soit j’amène directement le meuble ou l’objet chez le client poten- tiel, soit je le vends à la Tefaf car c’est le lieu idéal pour faire comprendre notre métier de découvreur d’objets », précise-t-il. La concurrence des maisons de vente Pour ce passionné, la Tefaf est aussi le moment de l’année pendant lequel les antiquaires « laminent les maisons de vente aux enchères ». Des concurrents puissants, rudes et réactifs à ses yeux, qui généreront probablement une concentration du marché, même si la nouvelle génération d’antiquaires a compris l’intérêt de jouer collectif dans des foires à la marque aussi forte que celle de Maastricht. « Ici, on peut démontrer que l’on ne se contente pas de passer les plats comme le font les maisons de vente, ou de proposer des produits quasi manufacturés comme les galeristes de type Gago- sian, mais que nos connaissances sont très pointues », insiste-t-il. Pour autant, si le haut de gamme séduit dans les foires de prestige et le bas de gamme dans les brocantes, le segment intermédiaire est touché de plein fouet par les ventes au marteau.”

Point de Vue

Marie-Eudes Lauriot Prévost, Caroline Mardon, “À Londres chez Christophe de Quénetain Figure de styles”, Point de Vue, n° 3633, 7 mars 2018, pp. 50-54:

“Au bord de la Tamise, ce spécialiste des belles choses du XVIe au XIXe siècle s’est composé un intérieur très français. À 43 ans, il s’apprête à vivre sa cinquième TEFAF et à prendre la présidence de la section Antiquaires de la prestigieuse foire d’art qui ouvre le 10 mars à Maastricht. On ne fait pas un tour dans la galerie de Christophe de Quénetain et pour cause, il n’a pas pignon sur rue. Pourtant, ce marchand français de 43 ans sera dans une semaine le nouveau président de la section Antiquaires de la TEFAF. Au sein de cette foire d’art mondialement réputée qui couvre 7000 ans de l’histoire de l’art, elle représente le plus gros bataillon des 270 exposants rassemblés à Maastricht, aux Pays-Bas. «Ben Janssens, le marchand d’art asiatique qui occupait jusqu’à présent le poste m’a demandé de lui succéder. La TEFAF m’a tant apporté, qu’il me semblait normal de lui redonner un peu. Par son fonctionnement associatif, une foire de marchands gérée par des marchands, c’est à nous de faire en sorte qu’elle soit encore la première au monde dans vingt ans », témoigne ce chaleureux Breton élevé en Alsace dans une famille de militaires. «Personne chez moi n’était dans le milieu de l’art. J’y suis d’ailleurs venu sans pré- méditation», précise-t-il. Mais en prenant son temps, le jeune homme commence par des études de droit, enchaîne par l’École du Louvre dans l’idée de devenir commissaire-priseur, puis bifurque par l’École Boulle, pour parfaire ses connaissances techniques, et l’Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN), his- toire de voir. Deux thèses plus tard, l’une consacrée à Pierre Garnier, ébéniste précurseur du style Louis XVI, l’autre à Nicolas Besnier, directeur de la Manufacture royale de tapisserie de Beauvais sous Louis XV, le voilà à pied d’œuvre, spécialiste en mobilier et objets d’art des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. «Plutôt que d’avoir une galerie, je travaille sur rendez-vous, ce qui me laisse le temps de continuer mes recherches et de l’énergie pour bien acheter. J’ai besoin de ces deux facettes. D’ailleurs, les clients sont de plus en plus sensibles à l’histoire de l’objet. » Son plaisir : traquer l’objet mal catalogué dans les ventes pour lequel il retrouvera une appartenance ou une estampille prestigieuse. Illustration à l’automne dernier lors de la deuxième édition de la TEFAF New York, où il a fait l’événement avec un chat bleu en porcelaine de Chine posé vers 1750 sur un coussin de bronze doré fait à Paris qui s’est avéré après son enquête avoir côtoyé Madame de Pompadour elle-même. De Londres, où il s’est installé par commodité, Christophe de Quénetain a adopté un style british avec ses costumes du Savile Row des années 1970 taillés dans des laines comme on n’en fait plus, qu’il fait retoucher à ses mesures à Paris. Pour éviter le piège du total look, la cravate vient de chez Marinella, à Naples, et les chaussettes rouges, à n’en pas douter, du Romain Gammarelli, le fournisseur du Vatican. Son appar- tement mêle lui aussi ses époques de prédilection et des souvenirs de famille, à la lisière du quartier de Westminster. La Tamise est de l’autre côté de la rue, la Tate Britain et le Chelsea College of Art and Design  gurent parmi les pro- ches voisins. Dans le salon côté sud, la commode de bois sombre et rocailles achetée comme un meuble du XIXe s’est révélée provenir de l’atelier de Boulle de Sève, le  ls le plus talentueux d’André-Charles Boulle. Le grand panneau de soie brodé à Macao au XVIIe siècle occupe tout un mur face à une console en bois doré surmontée d’un portrait de François Péan de la Ville- Hunault, un ancêtre de Christophe, peint par Nicolas de Largillierre en 1702. Au bout du couloir, c’est le royaume de la petite Victoire, sa  lle, dont la chambre décorée à main levée par l’illustratrice Caroline Hélain donne vie à un joyeux bestiaire rose  fluo.

À Maastricht cette année encore, Christophe de Quénetain fera stand commun avec la galerie Aveline de Marella Rossi. « Nous avons com- mencé ensemble il y a cinq ans, et j’aime bien la touche de modernité qu’elle apporte volontiers en invi- tant l’art contemporain dans l’aven- ture. Cette fois, ce seront les bulles de verre de Loris Cecchini. Et nous avons demandé au décorateur Charles Zana d’orchestrer l’ensem- ble pour montrer à quel point le style XVIIIe siècle peut être agréable à vivre.» L’appartement de Londres en est déjà la parfaite illustration.”

Les Echos

Martine Robert, “Comment la Tefaf de Maastricht s’assure de l’origine de ses antiquités”, Les Echos, n° 22649, 6 mars 2018, p. 21: 

“La fameuse foire aux Pays-Bas ne mobilise pas moins de 200 experts chargés d’inspecter les œuvres ce mardi et mercredi. l Avant l’arrivée des VIP dès jeudi. La plus importante foire d’antiquités au monde, la Tefaf (The European Fine Art Foundation), revient aux Pays-Bas dès les 8 et 9 mars pour les VIP et du 10 au 18 pour le grand public. A Maastricht, le nombre d’exposants (273) de cette 31e édition ne faiblit pas, malgré une fréquentation en léger recul de 75.000 en 2016 à 71.000 en 2017, du fait de la nouvelle déclinaison de la foire à New York. L’excellence française est à l’honneur avec 49 exposants, soit 10 de plus que l’an passé, un record. Et dans les trente spécialités représentées, réparties par sections, Tefaf Antiques domine toujours largement avec 91 marchands mais la Tefaf Modern (54) se renforce, ainsi que Tefaf Design, grâce aux enseignes françaises justement tandis que Tefaf Tribal voit le jour. Dans un marché où l’art contemporain est roi, la vente pour 450 millions de dollars du « Salvator Mundi » de Léonard de Vinci par Christie’s en novembre a mis du baume au cœur aux professionnels. Christophe de Quénetain Membre du conseil d’administration de la Tefaf : “Nous faisons venir 200 experts du monde entier, le top du top, pour les rassurer [les acheteurs]. ». « On sent un frémissement dans l’art ancien de la part de nouveaux clients, notamment plus jeunes », souligne le marchand Christophe de Quénetain, membre du conseil d’administration de la Tefaf. Et pour rendre les maîtres anciens ou le mobilier d’époque plus sexy, la foire se montre exigeante sur la décoration des stands. « J’ai confié mon propre stand à l’architecte d’intérieur Charles Zana, qui s’est inspiré de l’univers du décorateur Henri Samuel, intervenu au château de Ferrières et au château Lafite des Rothschild. Cette mise en scène des œuvres n’est pas importante pour les conservateurs de musée, mais elle l’est pour la clientèle privée », reconnaît-il. Salon des refusés Si les acheteurs sont sensibles à l’écrin, ils le sont plus encore à la provenance, dans un secteur régulièrement éclaboussé par les faux. « Nous faisons venir 200 experts du monde entier, le top du top, pour les rassurer », poursuit Christophe de Quénetain. Ce comité chargé de l’inspection et de la validation des objets selon un cahier des charges précis, appelé « vetting », est intransigeant. Chaque marchand doit quitter son stand pendant le contrôle effectué ce mardi et mercredi, et chaque pièce doit être assortie d’une documentation précise. Tout objet douteux ou de qualité insuffisante atterrit au « salon des refusés » et n’est restitué qu’à la fin de la foire. « Mais il y a parfois de bonnes surprises : une œuvre peut aussi être réévaluée parce que le marchand ne possède pas le niveau d’expertise du comité », observe Christophe de Quénetain. Pas moins de vingt-neuf comités sont mobilisés, avec dans leurs rangs des sommités issues, par exemple, du Getty Museum de Los Angeles pour les arts décoratifs des XVIIIe et XIXe siècles, ou du Rijksmuseum d’Amsterdam pour les peintures de l’école du Nord. Aussi chaque exposant garde-t-il ses trésors pour la Tefaf et les prix dépas- sent souvent le million. L’une des œuvres les plus chères est une peinture du XVe siècle d’Asie centrale, représentant une lionne grandeur nature. Le cadeau du sultan Ahmad de Samarcande à la cour de l’empereur chinois Chenghua en 1483. Son prix : 23 millions d’euros.”

Financial Times

Gareth Harris, ” Five young galleries exhibiting at Tefaf Maastricht”, Financial Times, 2 mars 2018 :

The Showcase section is designed to give the grande dame of art fairs a fresher feel.   

Appearing at Tefaf Maastricht is a big deal for Camille Sourget. The Paris-based rare and antiquarian books dealer, founder of Librairie Camille Sourget, is one of five gallerists selected for this year’s Showcase section. It is a platform that gives emerging galleries the opportunity to participate in the fair alongside established heavyweights for one year.  “It is a very demanding process,” Sourget says. “We applied for a few years before we were finally selected for this year’s event. We know that hundreds of dealers apply every year.” Charles-Wesley Hourdé, another dealer at Showcase this year, who runs a Paris-based gallery of African and Oceanic art, agrees. “The selection criteria are mainly kept secret,” he says. “Therefore, with no guidelines, dealers have to include in their application form every facet of their activities.” To be considered, candidates must have been in business for less than 10 years.  Introduced in 2008, Showcase (where a booth costs €8,500, far cheaper than one in the main section) is designed to give the grande dame of art fairs a fresher feel (“the fair can still be a haven for grey-haired Belgian industrialists,” says an anonymous London-based dealer). For Ben Janssens, former chairman of Tefaf, the section is also a good test of a young gallery: “The limited space of a Showcase stand [about 11 sq metres] is a challenge, and it gave us the chance to assess not only the quality of a participant’s stock but [their] ability to use space well to create an arresting and interesting display.”  This year, Librairie Camille Sourget will show a 1603 copy of Ortelius’s Atlas (€230,000), considered the first modern atlas. Sourget describes it as “a landmark in the history of cartography”. One of the gallery’s specialisms is antiquarian bindings from the 15th-18th centuries; it will bring an example of the Persian-style binding favoured by wealthy Venetian families in the late 16th century to Tefaf (€85,000).  Sourget is also exhibiting a copy of The Birds of Great Britain, with their eggs, accurately figured (€88,000), a set of books of natural history illustrations by the artist William Lewin published between 1789 and 1794, with 323 hand-coloured drawings. It is a first edition, one of 60 illustrated copies; complete copies, with their seven volumes, are very rare today. Sourget hopes the book will “seduce not only bibliophiles but art collectors keen on paintings”.

Another Showcase 2018 exhibitor, the London-based antiquities dealer Kallos Gallery, also sees Tefaf as a way of reaching new collectors. “We hope our display will catch a few eyes and introduce antiquities to those [buyers] who maybe had not considered this area of collecting before,” says gallery director Beth Morrow.  Kallos will show works from across the ancient world, including an ancient Near Eastern lapis lazuli mace head (first millennium BC, €12,000) and a Greek bronze helmet (c650-620 BC; price on request).  Showcase might appear to be an un­usual choice for the London- and Milan-based Cortesi Gallery, which specialises in postwar art. But its owner Andrea Cortesi has a clear strategy for their presentation. “Our aim is to emphasise the revolutionary use of monochrome among European postwar artists and their subsequent abandonment of figurative painting,” he says. The gallery will show a selection of pieces by the Zero group artists Günther Uecker, Heinz Mack and Herman de Vries next to work by Italian artists Paolo Scheggi and Agostino Bonalumi. Prices range from €50,000 to €1.5m.  This year’s participants see Showcase as the first rung on the Tefaf ladder. Cortesi, for one, is unabashed about his gallery’s aims. “Of course, our goal is to be confirmed for Tefaf 2019 in the main section, where we think our gallery can express its full potential,” he says. This approach worked for Christophe de Quénetain, a French antiques dealer who debuted in Showcase in 2012 and is now a Tefaf trustee. The exposure proved invaluable; a 17th-century carpet on his stand was purchased by the Louvre a year later.  London-based Lullo Pampoulides exhibited at Showcase in 2017. The gallery, which sells paintings and sculptures from across the ages, was only founded in 2016 but has already graduated to Tefaf’s main section. At last year’s Showcase, the young dealership made 14 sales. “Almost all the buyers were new clients, and importantly, young collectors aged 30 to 50,” says Pampoulides. In the past year his gallery has participated in the Florence Biennale, and plans to show at Masterpiece London.  But considering the costs they entail, are fairs still a profitable platform for dealers? For Morrow, they provide an “unparalleled opportunity to meet and engage with collectors. They are essential.” But Hourdé warns that some dealers are “wearing themselves out” by exhibiting at multiple fairs (he limits himself to Parcours des Mondes, Paris’s annual tribal art event). Yet Tefaf clearly fires him up. Showcase, he reiterates, is a unique platform for young dealers to meet high-end collectors.  So, what’s in it for Tefaf? Nazy Vassegh, a London-based consultant and former chief executive of Masterpiece fair, says that platforms such as Showcase offer fairs “enhanced programming” and a distinct voice in an ever-crowded art fair calendar. “What’s key to these initiatives is for collectors to feel like they have discovered something, be it an artist or movement which may have been overlooked by art history, or a genre which is not already heavily presented at the fair.”

Architectural Digest 2018

Laurence Mouillefarine, “Quelques pièces choisies à découvrir à la TEFAF”, Architectural Digest, février-mars 2018, n° 146, p. 60-61:

“La foire de Maatricht, ou Tefaf, se démultiplie. Non contents d’avoir su réunir aux Pays-Bas, loin des grandes capitales, les plus illu res marchands d’art et d’antiquités depuis trente ans, ses organisateurs, associés avec une compagnie d’Outre- Atlantique, me ent désormais sur pied deux éditions à New York, l’une en automne, l’autre au printemps. Moyennant quoi, plusieurs participants, misant sur la clientèle américaine, désertent la foire d’origine. Dési ement ô combien pro table aux professionnels qui trépignaient en li e d’a ente. Seize nouveaux exposants sont a endus ce e année, représentant l’art contemporain, sous l’étendard de la galerie Perrotin, aussi bien que l’archéologie grecque et romaine, défendue, elle, par la galerie Chenel. Des changements sont à remarquer dans la se ion Design. Plus cosmopolite que jamais, elle accueille pour la première fois Marc Heiremans et ses verreries italiennes, la galerie Jousse Entreprise, reconnue pour le mobilier des années 1950 et Thomas Fritsch, friand de céramique moderne. Quant à Oscar Graf, après son passage au Showcase, dédié aux galeri es prome eurs, le voilà admis dans le saint des saints. Sur son  and vont se déployer des créations Art nouveau et Arts & Crafts sur le thème From Glasgow to Moscow. Bravo.

PAIRE DE VASES « aux anses de serpent » en tilleul tourné et sculpté, France, vers 1780, CHRISTOPHE DE QUÉNETAIN.

Tefaf 2018, du 10 au 18 mars au MECC de Maastricht. tefaf.com”

Het Financieele Dagblad

“Personalia 31-1-2018”, Het Financieele Dagblad, 30 janvier 2018:

TEFAF, The European Fine Art Foundation, heeft per 23 januari vijf benoemingen van leden in haar Board of Trustees aangekondigd: Christian Hemmerle, dr. Christophe de Quénetain, Dino Tomasso, Paul Smeets en Peter Kerber. Carolien Wartena (28) is met ingang van 1 januari in dienst getreden (…)”,

Le Journal des Arts 2018

Marie Potard, “Un Français à la présidence de la TEFAF Maastricht”, Le Journal des Arts, 24 janvier 2018:

” HELVOIRT (PAYS-BAS) [24.01.18] – La Tefaf modifie son conseil d’administration. Pour la première fois, un français, l’antiquaire Christophe de Quénetain préside la section Antiquaires.

La TEFAF (The European Fine Art Foundation), organisatrice de la prestigieuse foire d’arts et d’antiquités implantée à la fois à Maastricht depuis 30 ans et à New York depuis 2 ans, a annoncé hier qu’elle restructurait son conseil d’administration. Avec cinq nouveaux membres, il est désormais composé de 24 personnalités, dont plus de 50 % de marchands. Ben Janssens (Président Antiquaires) et James Roundell (Président Modern) quitteront leurs fonctions au sein du Conseil en mars 2018. Ils seront remplacés respectivement […]”

The Antiques Trade Gazette 2018

Laura Chesters, “TEFAF shakes up board with new appointments as Ben Janssens and James Roundell step down”, The Antiques Trade Gazette, n° 2327, 3 février 2018 : 

“The European Fine Art Foundation (TEFAF), the organisation behind the TEFAF Maastricht and TEFAF New York fairs, has restructured its board of trustees and its executive committee.

Ben Janssens and James Roundell will step down from both the executive committee and the board of trustees as well as from their respective roles as chairman Antiquairs and chairman Modern following TEFAF Maastricht in March. 

New appointments to the board of trustees comprise dealers Christian Hemmerle, from Munich-based jewellers Hemmerle; Christophe de Quénetain; Dino Tomasso from Tomasso Brothers Fine Art; Paul Smeets, director of Geneva’s Rob Smeets Old Master Paintings gallery; and Dulwich Picture Gallery curator Peter Kerber. De Quénetain will replace Janssens as chairman Antiquairs from March while current board member Christophe Van de Weghe will replace Roundell as chairman Modern.

TEFAF said it has made the changes to “ensure clear governance” and agreed that the ideal number of members for the board of trustees is between 20-25, of which fewer than 50% should be non-dealers. The executive committee should be composed of seven people – four dealers and three non-dealers.

This committee will be made up of the chairman of each of its disciplines – antiques, modern, and pictures – plus one other dealer.

Konrad Bernheimer will remain as chairman of Pictura.

Nanne Dekking, chairman of TEFAF, said: “The new board of trustees is comprised of highly accomplished individuals who all have a deep passion for art. In addition, they have a wide range of skills and expertise, which between them means they effectively challenge and direct the organisation so that it continues to best serve its exhibitors and wider community of stakeholders.”

La Tribune de l’Art

Didier Rykner, “Quatre acquisitions du Musée Fabre”, La Tribune de l’Art, 14 décembre 2017 :

” (…) La liste des achats n’est pourtant pas close. On signalera en effet deux reliefs de Jean-Louis Journet, l’auteur en 1775 d’une fontaine monumentale sur la place Chabaneau de Montpellier, acquis par la Fondation d’entreprise aupèrs d’Aveline et Quénetain. Ces deux reliefs en pendant représentent respectivement Diogène cherchant un homme et Bélisaire demandant l’aumône (ill. 9 et 10). Le premier reprend une composition de Jacques Saly (et il existe aussi, à Valenciennes et au Louvre, le même relief par Augustion Pajou, en marbre et en terrre cuite), tandis que le Bélisaire est une invention de Journet. (…) “

La Gazette Drouot

” Une TEFAF bleu, blanc, rouge “, La Gazette Drouot, n° 41, 24 novembre 2017, p. 20:

” La deuxième édition new-yorkaise d’automne de la Tefaf dite «Fali», a fermé ses portes le 26 octobre sous les louanges des visiteurs et des observateurs. Sur 95 exposants, 13 venaient de l’Hexagone – soit 13,6 %. Finalement assez peu par rapport à Maastricht où, du 10 au 18 mars prochain, pas moins de 49 Français assurent de leur présence, sur un total de 273 marchands. Soit 18 % de la sélection, du jamais vu : l’an dernier, ils étaient 41. Christophe de Quénetain, premier compatriote à intégrer, il y a quatre mois, la direction de la Tefaf, n’est bien entendu pas le responsable de cet engouement bleu, blanc, rouge, qui traduirait plutôl une réelle stratégie de posi- tionnement des galeristes à l’étranger, et qui confirme la surpuissance de cette foire. Parmi les 16 primo-participants que compte cette 31 édition, sept sont français, contre deux Américains et quatre Anglais. Tous sont spécialisés dans les arts du XX siècle, qu’ils apparaissent dans les section design, modem ou paper, à l’exception de la galerie Chenel, qui a pour domaine d’expertise l’archéologie. Le renforcement important de la section Tefaf Modem dépasse la seule contribution des Français, puisque l’Italien Massimo De Carlo, les Britanniques M&L Fine Art et Mazzoleni, ainsi que l’Américain Leon Tovar, la rejoignent également, aux côtés cle Perrotin. Beau développement, par ailleurs, pour la section consa- crée au design, avec l’arrivée des trois enseignes parisiennes de la rue de Seine : galerie Jousse Entreprise, Oscar Graf, et Thomas Fritsch-Artrium, et celle de la galerie Marc Heiremans, de Bruxelles. Enfin, la France peut se targuer d’être majoritaire dans la section showcase, créée il y a dix ans pour offrir une visibilité internationale à de jeunes galeristes. Ainsi, la librairie Camille Sourget et Charles-Wesley Hourdé, spécialiste en arts d’Afrique, d’Océanie et d’Amérique, y côtoieront-ils la Cortesi Gallery (Suisse), dédiée à l’art d’après-guerre, et la galerie d’antiquités Kallos, de Londres. Reste à voir si la qualité des œuvres exposées par les Français est au niveau de leur force numéraire. “

La deuxième édition new-yorkaise d’automne de la Tefaf. dite «Pali», a fermé ses portes le 26 octobre sous les louanges des visiteurs et des observateurs. Sur 95 exposants, 13 venaient de l’Hexagone – soit 13,6 %. Finalement assez peu par rapport à Maastricht où, du 10 au 18 mars prochain, pas moins de 49 Français assurent de leur présence, sur un total de 273 marchands. Soit 18 % de la sélection, du jamais vu : l’an dernier, ils étaient 41. Christophe de Quénetain, premier compatriote à intégrer, il y a quatre mois, la direction de la Tefaf, n’est bien entendu pas le responsable de cet engouement bleu, blanc, rouge, qui traduirait plutôl une réelle stratégie de positionnement des galeristes à l’étranger.

BLOUIN ARTINFO

BLOUIN ARTINFO, “Furniture and Decorative Arts at TEFAF New York Fall 2017”, BLOUIN ARTINFO, 29 octobre 2017 :

” TEFAF New York Fall is back in the historic Park Avenue Armory in New York City with its glorious collection of artworks from across the ages.  Established in 1988, TEFAF is a celebration of art, a carnival to promote the finer taste and is widely regarded to be the pre-eminent fair with a special focus on decorative fine arts. TEFAF presents the finest of the Furniture and decorative artworks from across the ages by connecting the world’s exhibitor community under the umbrella of TEFAF. This year TEFAF brings together several exhibitors presenting under the category of Furniture and Decorative arts. The exhibitors’ list include, BURZIO, Alessandra Di Castro, Mullany, Lillian Nassau LLC, Ronald Phillips and Christophe de Quénetain. (…) Christophe de Quénetain presents “Console” after a design of Jean-Charles Delafosse (1734-Paris-1791). “

Quintessence

Stacey Bewkes , “TEFAF New York Fall 2017”, Quintessence,27 octobre 2017 :

” In Christophe de Quénetain‘s space you can see Madame de Pompadour’s Cat – a fantastical creation of 18th century Chinese porcelain on a French Louis XV ormoulu pillow. He is also showing a rare monumental (over three feet tall) late 17th c. Delft flower vase next to a smaller one in the likeness of a Sultan. “

The Art Newspaper

Sarah P. Hanson, “Tefaf New York Fall’s second edition opens with oysters and pearls”, The Art Newspaper, 28 octobre 2017 :

” (…) Inherent to Tefaf’s charm are the quirky oddities. Christophe de Quénetain, of Paris, returning for a second year, is offering an unusual turquoise glazed porcelain cat set on a bronze tuffet, which had been made for Madame de Pompadour. (…) “

Architectural Digest

Architectural Digest, “The Quickest Thing to Sell at TEFAF New York”, Architectural Digest, 30 octobre 2017 :

” Sir Francis Leggatt Chantrey’s 1813 marble bust of Lady Gertrude Sloane-Stanley, an earl’s daughter and politician’s wife. Sold by Quénetain. “

La Tribune de l’Art,

Didier Rykner, ” La deuxième édition de la Tefaf New York “, La Tribune de l’Art, 30 octobre 2017 :

” L’objet sans doute la plus remarquable est présenté par une galerie française, Quénétain. Il s’agit d’un chat en bleu de Chine (ill. 1), une spécialité qui sort du domaine de la Tribune de l’Art. Oui mais ce chat est posé sur un coussin en bronze doré fait à Paris vers 1750 et finement ciselé. Et surtout, cet animal qui a appartenu à la marquise de Pompadour, et dont les yeux ont été remplacés après son achat et son montage, est une œuvre relevant pleinement de la culture française du XVIIIe siècle. On reste fasciné devant celle-ci qu’on aimerait voir entrer dans un grand musée français, le Louvre évidemment. Il n’est pas interdit de rêver. (…) “

BLOUIN ARTINFO

BLOUIN ARTINFO, “European Ceramics, Porcelain and Gladd at TEFAF New York Fall, 2017″, BLOUIN ARTINFO, 31 octobre 2017 :

” (…) Christophe de Quenetain gallery presents three decorated art pieces;  ‘Monumental Putto,’ a hard paste porcelain statue of Putto with arms raised to the right. It was made in Florence in 1754-55.  ‘A large sevres bleu celeste ‘Vase a Perles,’ a soft-paste porcelain statue created in enamels and gold by Charles-Nicolas Dodin between 1770-80.  ‘Monumental blue and white flower vase,’ made of Tin-enamelled earthenware by Adriane Kocx between 1686-1701. “

L’Estampille-L’Objet d’art, septembre 2017

“Parcours sans faute pour Christophe de Quénetain”, L’Estampille-L’Objet d’art, n° 537, septembre 2017, p. 106 :

“L’historien de I art et antiquaire Christophe de Ouénetain a été nommé membre du comité exécutif et du conseil d’administration de The European Fine Art Foundation [TEFAF) qui organise tous les ans la prestigieuse foire de Maastricht, une première pour un Français. Âgé de 42 ans, Christophe de Ouénetam est docteur en histoire de l’art, diplomé de l’École pratique des hautes études, de l’Ecole Boulle et de l’Ecole du Louvre. Spécialiste renommé en mobilier et objets d’art des XVII , XVIII et XIX siècles il a débuté son activité de marchand en 2000 Les pièces qu’il défend trouvent régulièrement place dans de grandes institutions internationales et il déploie aujourd hui des bureaux à Paris et à Londres Sa première participation à la TEFAF date de 2011 (dans la section « Showcase ») et le voilà, après seulement 6 ans, appelé par l’équipe dirigeante.”

Beaux Arts Septembre 2017

Françoise-Aline Blain, “L’essentiel France”, Beaux Arts magazine,  n°399, septembre 2017, p. 16 :

“CHRISTOPHE DE QUENETAIN L’antiquaire vient d’être nommé membre du comite executif et du conseil d’administration de la Tefaf (The European Fine Art Fair) de Maastricht. C’est le premier Français a intégrer son équipe dirigeante qui se dote aussi d’un nouveau président Nanne Dekking.”

Valeurs Actuelles

“Un Français à la tête de la foire de Maastricht”, Valeurs Actuelles, 3-9 août 2017, p. 72:

“L’antiquaire Christophe de Quénetain vient d’être nommé membre du comité exécutif et du conseil d’administration de The European Fine Art Foundation (Tefaf), l’organisateur de la prestigieuse foire de Maastricht où se retrouvent tous les ans, en mars, le gratin des experts, des marchands et des acheteurs d’antiquités et de peinture. Depuis la création de ce temple de l’art, l’équivalent pour l’Antiquité de ce qu’est Art Basel pour le moderne et le contemporain, c’est la première fois qu’un Français intègre la petite équipe dirigeante composée d’à peine six personnes. Docteur en histoire de l’art et spécialiste du mobilier et des arts décoratifs des XVII, XVIII et XIX siècles, Christophe de Quénetain, 42 ans, exerce son métier d’antiquaire “en chambre” entre Paris et Londres, ce qui signifie qu’il n’a pas de galerie et reçoit sur rendez-vous. Ce spécialiste reconnu s’est notamment distingué en vendant des oeuvres au Louvre, au Metropolitan Muséum of Art de New York ou à la National Gallery (…).” 

Le Point 25 juillet 2017

Emilie Banez, “Marché de l’art : un Français à la tête de la Foire de Maastricht Pour la première fois de son histoire, la foire d’art et d’antiquités nomme un Français à son comité directeur. Portrait de l’antiquaire Christophe de Quenetain, 42 ans.”, Le Point, 25 juillet 2017:

“Dans la petite ville hollandaise de Maastricht se retrouvent, une fois par an, la seconde quinzaine de mars, toutes les sommités de l’histoire de l’art. Experts, marchands et acheteurs d’antiquités et de peintures, et directeurs des plus fameux musées négocient durant une dizaine de jours quelque 30 000 objets, transformant la bourgade brumeuse des Pays-Bas en capitale mondiale du marché de l’art. « The european fine art foundation », la Tefaf, déclinée depuis l’an dernier dans une édition new-yorkaise, est dirigée par une très petite équipe – six personnes actuellement. Et pour la première fois de son histoire trentenaire, un Français est choisi pour la rejoindre.  L’antiquaire Christophe de Quenetain, 42 ans, siégera aux côtés de Konrad Bernheimer, le propriétaire de la plus vieille galerie de tableaux au monde, Colnaghi, et de l’éminent spécialiste en antiquités, Ben Janssen. Spécialisé en mobilier et objets d’art des XVIIe, XVIIIe et XIXe, docteur en histoire de l’art, Christophe de Quenetain est également diplômé de l’école Boulle et – c’est plus incongru – de l’Institut des hautes études de la défense nationale : « J’y ai étudié, car je voulais me coucher moins bête », explique-t-il. Davos de l’histoire l’art  L’homme, qui vit entre Paris et Londres, exerce son métier en chambre. « Cela signifie que je n’ai pas de galerie, je reçois sur rendez-vous, la pratique est de plus en plus courante dans notre domaine. Elle me laisse un peu de temps pour me consacrer à la recherche », explique l’auteur de plusieurs monographies, aujourd’hui attelé à celle du peintre français de la fin du XVIIIe, Étienne-Barthélémy Garnier. Christophe de Quenetain s’est distingué en vendant des œuvres au Metropolitan Museum of Art de New York, comme à la National Gallery de Londres, il a également vendu au Louvre une assiette provenant du service de Louis-Philippe.  La nomination d’un Français dans ce cénacle d’experts bénévoles est un signal positif pour notre pays, troisième exposant de la foire. Son rôle consistera à choisir avec ses pairs les exposants, les stands et les membres de la commission d’experts, le redoutable « vetting ». Ce comité bénéficie du pouvoir de retirer des stands tout objet dont l’authenticité serait à ses yeux douteuse ou bien dont il estime la qualité insuffisante. Les objets ainsi pointés sont alors illico embarqués vers le « Salon des refusés ». « Et les exposants n’ont le droit de faire que trois appels pour s’élever contre », sourit Christophe de Quenetain. L’antiquaire, qui a commencé à exposer à Maastricht « sur 5 mètres carrès il y a six ans », dit beaucoup devoir à ce Davos de l’histoire de l’art, « la foire m’a permis de passer au statut de marchand international ». (…)”

Le Journal des Arts 21 juillet 2017

Marie Potard, “Christophe de Quénetain, premier Français à intégrer l’équipe dirigeante de la Tefaf”, Le Journal des Arts, 21 juillet 2017:

” L’antiquaire Christophe de Quénetain vient d’être nommé membre du comité exécutif et du conseil d’administration de la Tefaf. Il travaille « en chambre » entre Paris et Londres.  C’est une grande première. A seulement 42 ans, l’antiquaire Christophe de Quénetain est le premier Français à intégrer l’équipe dirigeante de The European Fine Art Foundation (TEFAF) – qui organise notamment la prestigieuse foire de Maastricht – depuis sa création en 1988. « C’est un message positif qu’envoie la TEFAF : j’ai exposé à la TEFAF Showcase il y a seulement 6 ans, en 2011, et si peu de temps après, on fait appel à moi pour prendre des décisions qui […]”

La Tribune de l’Art, 17 juillet 2017

Didier Rykner, “Une souscription des Amis des musées de Rouen”, La Tribune de l’Art, 19 juillet 2017:

“– Souscription – Rouen, Musée de la Céramique – C’est un très important service à thé en porcelaine de Sèvres – et son coffret intact (ill. 1) – que veulent acheter les musées de Rouen (pour le musée de la Céramique). Une grande partie des fonds a déjà été réunie grâce à la participation de la Métropole, de l’État, et des amis des musées (qui contribueront pour 50 000 €), tandis que 10 000 € sont recherchés grâce à une souscription publique lancée par cette dernière association.  Cet ensemble présente une importance particulière pour Rouen et sa région1. Il s’agit en effet d’un service d’origine royale, offert en 1837 par Louis-Philippe pour la reine Marie-Amélie, qui représente des vues de Rouen et de différents sites de la région. Le plateau montre la ville depuis la colline de Bonsecours, avec la cathédrale ayant perdu sa flèche après l’incendie de 1822 (ill. 2), tandis que les pièces du service montrent différents lieux normands. On voit ainsi sur la théière le hameau de Dieppedalle et une vue de l’île Lacroix ; les châteaux d’Eu et de Tancarville sur le sucrier ; les ruines du château d’Arques-la-Bataille, du château de Lillebonne, de Darnétal et de la chapelle Saint-Adrien à Belbeuf sur les tasses.  L’auteur de ces paysages est un peintre spécialisé de la manufacture, Jean-Baptiste Gabriel Langlacé. Celui-ci ne s’est pas seulement inspiré de gravures mais s’est probablement rendu sur place pour réaliser ce décor. Le directeur de la manufacture, l’architecte Alexandre Brongniart, avait demandé que l’industrie française soit soutenue par la production de Sèvres, ce qui explique que l’on peut voir ici des paysages d’usines (ill. 3). Langlacé réalisa quelques années plus tard, toujours pour la manufacture, une autre œuvre liée à la Normandie, un guéridon des Vues du bord de Seine qui devait servir de cadeau diplomatique de Louis-Philippe au bey de Tunis et qui se trouve désormais conservé au Musée du Louvre. 

La provenance récente de cet ensemble de porcelaine de Sèvres, vendu par Camille Leprince et Christophe de Quénetain, est presque la même que les pièces que souhaitait acquérir Fontainebleau également grâce à une souscription (voir la brève du 30/8/16). Une partie de celles-ci ont pu finalement être achetées et font désormais partie des collections du château, nous reviendrons bientôt sur ces acquisitions dans une prochaine brève.  Il est dommage que la souscription ne soit pas accessible via internet. Vous pouvez télécharger ici le bulletin, et noter qu’elle continuera au delà de la date annoncée du 30 juillet.”

Antiques Trade Gazette 11 July 2017

Laura Chesters, “Art consultant appointed TEFAF chairman”, Antiques Trade Gazette, 11 juillet 2017 :

” The European Fine Art Foundation (TEFAF) has appointed Nanne Dekking as chairman who succeeds Willem van Roijen.

New York art consultant Dekking, who previously worked at Sotheby’s, has been appointed for his experience in both the institutional and private sectors of the art market.  Van Roijen said: “Nanne has lived and worked in New York since 1996 so his knowledge of the US market, a key market for TEFAF and our dealer community, will be invaluable for driving the TEFAF organisation forward.”

The TEFAF executive committee has had a number of new appointments this year including Georg Laue, Dino Tomasso and Christophe de Quénetain.

They join Konrad Bernheimer who is ‘Chairman Pictura’, Ben Janssens as ‘Chairman Antiquairs’, as well as James Roundel and Hidde van Seggelen.”

La Tribune de l’Art

Bénédicte Bonnet Saint-Georges, “Musée des Beaux-Arts de Montréal : les dernières acquisitions du département des arts décoratifs”, La Tribune de l’Art, 19 juin 2017 : 

“- Acquisitions – Montréal, Musée des Beaux-Arts – Le Musée des Beaux-Arts de Montréal constitue progressivement, depuis quelques années, un bel ensemble de porcelaines des années 1790 à 1830. Ce sont plusieurs pièces de Sèvres du Premier Empire qui ont récemment enrichi les collections. Une paire de vases fuseaux tout d’abord (ill. 1 et 2) a été achetée aux experts Camille Leprince et Michel Vandermeersch qui collaboraient avec Christophe de Quénetain lors de la foire de la Tefaf à Maastricht en mars 2017. Cet achat s’est fait grâce à l’aide de Madame Marie Pineau ; décédée en janvier 2017, celle-ci a légué une somme d’argent destinée à compléter le département des arts décoratifs du musée.  Ces deux vases, fabriqués en 1805-1806, ornaient le palais de Napoléon à Milan sans que l’on sache où ils se trouvaient précisément. La forme dite en « fuseau » fut élaborée par Alexandre Brongniart en 1800, la taille pouvant varier selon trois hauteurs différentes. Ceux-ci sont décorés d’un fond « caillou » ou vert antique, imitant la pierre, rehaussé d’arabesques, d’étoiles et d’entrelacs dorés. Sur la panse, deux cartouches hexagonaux présentent une figure allégorique d’un côté, de l’autre un trophée. La base est ornée d’une frise de feuillage stylisé, tandis que le goulot et le pied arborent des dorures en relief, rares dans la porcelaine de Sèvres d’époque impériale. Sylvain Cordier1 signale un dessin de l’ornemaniste Charles-Eloi Asselin conservé dans les archives de la manufacture et daté de 1804, très proche de ces deux pièces, sur lequel on retrouve notamment le cartouche central et les feuillages à la base.  PNG – 894.2 ko     1. Vases fuseaux : Le Feu et l’Eau     Manufacture de Sèvres, 1806     Porcelaine – 37, 5 cm     Montréal, Musée des Beaux-Arts     Photo : Leprince-Vandermeersch     Voir l’image dans sa page  JPEG – 173.5 ko     2. Vases fuseaux     Manufacture de Sèvres, 1806     Porcelaine – 37, 5 cm     Montréal, Musée des Beaux-Arts     Photo : Leprince-Vandermeersch     Voir l’image dans sa page  Les allégories incarnées par des figures féminines évoquent deux des quatre éléments : l’Eau et le Feu. Elles ont été conçues par le peintre Nicolas-Denis Delafosse qui travailla pour Sèvres entre 1805 et 1815. Il mêle ici les références traditionnelles à des éléments plus modernes. L’Eau est assise sur une jarre renversée, elle tient le trident de Neptune et un filet de pêcheur. Le Feu a l’apparence d’une femme à la chevelure blonde qui se déploie comme les rayons solaires ; elle tient le foudre de Jupiter, et porte un drapé vert maintenant autour de sa taille des gerbes de blé et de la vigne qui rappellent l’importance du soleil pour l’agriculture. La femme pose le pied sur une planète de lave et la main sur un four à céramique. Elle n’est pas sans rappeler la figure d’Apollon qui apparaît au centre de la table des Saisons à laquelle participa Delafosse. Sylvain Cordier rapproche surtout cette composition de la figure de l’Été conçue en 1800-1802 par Anne Louis Girodet pour le cycle des saisons destiné au cabinet de platine du roi d’Espagne au palais d’Aranjuez : Girodet choisit un personnage masculin, mais on retrouve la chevelure blonde, la ceinture verte, les blés, la source incandescente aux pieds du personnage. Une seconde version de l’Été réalisée en 1814 par Girodet est semblable, qui décore le château de Compiègne. On peut difficilement en déduire qu’un des deux artistes a influencé l’autre ; plus probablement ont-ils puisé dans la même source d’inspiration qui est le Dictionnaire de la Fable, publié en 1801 puis en 1803 sous la direction de François Noël, et dans lequel on trouve une notice consacrée aux allégories des Saisons.  Ces porcelaines ne sont pas des exceptions dans la production de Sèvres de l’époque. Deux vases représentant l’Air et la Terre faisaient écho au Feu et à l’Eau, mais semblent toutefois avoir été réalisés indépendamment, et furent livrés au roi de Wurtemberg en 1806. On peut rapprocher ceux-ci d’une autre paire, au Palais de Compiègne, fabriquée 1806 et illustrant la Victoire et la Paix peintes par Dequelly selon une iconographie proche de l’Air pour la Victoire et de la Terre pour la Paix. Enfin, deux vases créés en 1805 sont ornés de nymphes volant dans des nuées, assez comparables aux allégories du Feu et de l’Eau de Delafosse, mais peintes cette fois-ci par Marie Victoire Jacquotot (conservée à Versailles).  JPEG – 33.8 ko     3. Glacière à têtes d’éléphants du service de     dessert à marly d’or avec lauriers peints en gris,     têtes dans le genre camée,     Manufacture de Sèvre 1809     Porcelaine – H. 33,8, D. 22,4 cm     Montréal, Musée des Beaux-Arts     Photo : Aveline     Voir l’image dans sa page  JPEG – 22.4 ko     4. Glacière à têtes d’éléphants du service de     dessert à marly d’or avec lauriers peints en gris,     têtes dans le genre camée,     Manufacture de Sèvre 1809     Porcelaine – H. 33,8, D. 22,4 cm     Montréal, Musée des Beaux-Arts     Photo : Aveline     Voir l’image dans sa page  Autre acquisition faite par le musée auprès de Camille Leprince qui présentait cette pièce à l’occasion de l’exposition « Imperial & Royal » qu’il a organisée en collaboration avec la galerie Aveline à Paris en septembre 2016 : une glacière dont les anses ont la forme de têtes d’éléphants (ill. 3 et 4). Là encore, cet achat a été possible grâce à l’aide financière d’un mécène, Madame Huguette Wieder, en hommage à son mari2. Cette glacière appartient au service « de dessert à marly or avec lauriers peints en gris, têtes dans le genre camée  » qui fut fabriqué à deux reprises : le premier exemplaire en 1808-1809 a été offert au comte Nicolas Petrovitch Roumiantsev, alors ministre des affaires étrangères russe ; le second dont provient cette pièce, a été fabriqué en 1809 et donné par Napoléon à Frédéric Auguste Ier, roi de Wurtemberg, lors de sa visite à Paris en 1806 après que l’empereur français eut érigé le duché de Wurtemberg en royaume en 1805. On conserve très peu d’éléments de l’un ou de l’autre service, deux assiettes du premier sont à l’Ermitage ; du second restent cette glacière (qui formait une paire avec une autre aujourd’hui disparue) ainsi qu’une assiette en collection privée, et peut-être deux sucriers, également en mains privées.  Si les assiettes étaient ornées de têtes en camée, la glacière présente des figures en pied dans des médaillons : d’un côté le dieu Mercure avec son caducée, de l’autre le héros Persée tenant la tête de Méduse. Selon Sylvain Cordier, l’auteur des camées est probablement Marie-Victoire Jacquotot et la source d’inspiration se trouve sans doute dans l’ouvrage du comte de Caylus publié en 1752, Recueil d’antiquité égyptiennes, étrusques , grecques et romaines, dont la planche XXXIX reproduit un vase étrusque avec le personnage de Persée et la planche XLV un camée orné de L’Enlèvement du Palladium avec une figure à la pose très proche de celle de Mercure. Le fond cherche à imiter le porphyre, et la forme est dérivée de la glacière « à gorge » conçue par Alexandre Brachard en 1806. Les têtes d’éléphant se retrouvent dans d’autres services, celui offert au cardinal Fesch en 1811, celui orné de paysage, également de 1811 ou encore celui « à guirlande de fleurs sur fond d’or, groupe de fleurs au milieu des assiette » (1808). Peut-être le motif est-il dérivé du vase rocaille élaboré par Jean-Claude Duplessis dans les années 1750 et alors adapté au goût néoclassique. On retrouve, la tête d’éléphant, plus richement parée dans le vase Clodion de 1817.  JPEG – 42.4 ko     5. Walter Gropius (1883-1969)     Commode, vers 1911-1912     Bois de rose, bronze – 104 x 180 x 61 cm     Montréal, Musée des Beaux-Arts     Photo : MBA Montréal     Voir l’image dans sa page  JPEG – 29.6 ko     6. Walter Gropius (1883-1969)     Commode, vers 1911-1912     Bois de rose, bronze – 104 x 180 x 61 cm     Montréal, Musée des Beaux-Arts     Photo : MBA Montréal     Voir l’image dans sa page  Dernière acquisition récente qui n’a cette fois-ci rien à voir avec la porcelaine Sèvres : une commode dessinée par Walter Gropius vers 1911-1912, a été donnée au musée par George Wilkes (ill. 5 et 6). Son style est inattendu, bien loin des critères du Bauhaus dont Gropius fut le fondateur. Elle n’a rien, en effet, de l’objet fonctionnel destiné à la production en série et relève davantage des mouvements Art déco et Arts and Craft à la fois, avec son décor végétal très dense sculpté sur les côtés. De grosses fleurs de tournesol et des grappes de raisin alternent avec des oiseaux dotés d’une grande queue. Elle témoigne des débuts de l’architecte avant qu’il ne devienne une figure de l’avant-garde, ainsi que des premiers pas d’un sculpteur avec qui il a collaboré pour l’occasion : Richard Scheibe (1879-1964) plus connu pour les statues monumentales en bronze qu’il réalisa par la suite. Produite par la société Herman Gerson, cette commode fut commandée en 1911 ou 1912 par un couple d’industrutiels berlinois, Albert Mendel et son épouse Toni Meyer pour leur maison de Wannsee. D’autres meubles faisaient partie de la commande, notamment une paire de fauteuils et une table basse (Musée des Beaux Arts du Canada) , des chaises pour la salle à manger dont on connaît un exemplaire. Les deux artistes collaborèrent aussi pour des pièces qu’ils présentèrent à l’Exposition Universelle de Gand en 1912 puis de nouveau en 1914.” 

L’Estampille/L’Objet d’Art

Olivier Paze-Mazzi, “TEFAF 2017, des trésors à foison”, L’Estampille/L’Objet d’Art, avril 2017, n° 533, p. 76-77.

Le Monde

Matthieu Demeestere, “Maasticht, plus qu’une foire”, Le Monde, 18 mars 2017, p. 17:

“Dans ce “Davos du marché de l’art”, selon la formule de Christophe de Quénetain, antiquaire parisien, les contacts qu’on noue sont au moins aussi importants que les affaires qu’on y conclut. (…) Sur leur stand, plusieurs musées, français ou nord-américains, ont su saisir de bonnes opportunités. Le musée de Montpellier a ainsi acquis pour 60 000 euros une paire de bas-reliefs en marbre réalisés au XVIIIe siècle par un sculpteur local, Jean-Louis Journet, à l’origine d’une célèbre fontaine de la préfecture de l’Hérault. Deux vases en porcelaine de Sèvres ont été achetés par le Musée des beaux-arts de Montréal, qui prépare pour 2018 une exposition sur Napoléon Ier en partenariat avec le château de Fontainebleau.”

Le Journal des Arts, 3-16 mars 2017

Marie Potard, “Art ancien, les antiquaires portent beau”, Le Journal des Arts, 3-16 mars 2017, n° 474, p. 28:

“En matière de mobilier ancien, si les meubles italiens, allemands et hollandais sont en nombre, le mobliier français est rare. Seules les galeries Aveline (qui partage un stand avec Christophe de Quénetain) et Perrin en montrent, tandis que les autres enseignes phare ddans la discipline ne sont toujours pas là (…). “Tefaf a toujours eu plus de marchands de meubles et do’bjets d’art italiens, allemands et hollandais que français. Ces marchands achètent “national” en général”, assure Christophe de Quanetain. Il est brai que le mobilier italien est bien préent chez Alzssandre di CAstro (Rome), Piva & C. srl (Milan) ou encore Burzio (Londres). Même la galerie Aveline montre un canapé de forme corbeille en acajou, Milan, vers 1780 (autour de 250 000 €)”

L’Estampille-L’Objet d’art

Olivier Paze-Mazzi, “La TEFAF fête ses trente ans”, L’Estampille/L’Objet d’Art, mars 2017, n° 532, p. 80-81:

“Secrétaire à abattant représentant l’hôtel de la Monnaie, fin de l’époque Louis XVI. 175 x lao x 47 cm. Paris, galeries Aveline & Christophe de Ouénetain @ DR Couvert sur toutes les faces de panneaux de marqueterie, ce remarqua- ble secrétaire ouvre par un abbatant principal figurant une vue de l’hôtel de la Monnaie, édifié à Paris par l’architecte Jacques-Denis Antoine à la fm du règne de Louis XV. Les autres panneaux représentent des scènes dc ruines, exécutées d’après des peintures de Pierre-Antoine Demachy. L’intérieur du meuble dévoile un nouveau decor marqueté faisant dia- loguer des trophees musicaux avec une série de vases et flacons. L’en- semble déploie de remarquables bronzes ciselés et dorés Associés à la galerie Aveline le temps du salon, la galerie Christophe de Ouénetain présentera un important buste en marbre blanc du maréchal Magnan par Aime Millet, qui avait disparu dans le brasier des Tuileries en 1871.”

Le Journal des Arts, n° 474

Marie Potard, “Hégémonie, les arcanes d’une foire toute puissante”, Le Journal des Arts, 3-16 mars 2017, n° 474, p. 25.

La Gazette Drouot

Philippe Dufour, “Les 30 glorieuses de TEFAF Maastricht”, La Gazette Drouot, 3 mars 2017, p.14-19:

“Quant a la galerie Aveline elle exposera un étonnant secretaire d epoque Louis XVI marqueté d une vue de la Monnaie ainsi qu’une merveilleuse commode Louis XV du premier quart du XVIII siècle en collaboration avec Christophe de Quénetain Celui-ci nous rappelle que depuis peu est apparue une catégorie de jeunes collectionneurs d’une quarantaine d’annees venue de toute l’Europe comme du Moyen-Orient et fins connaisseurs tand de l’ébénisterie du XVIIIe siècle que de l’art contemporain»”

La Tribune de l’Art octobre 2016

Didier Rykner, “Après Maastricht, une petite TEFAF ouvre à New York”, La Tribune de l’Art, 24 octobre 2016 :

“24/10/16 – Marché de l’Art – New York – La Tefaf1 émigre à New York, mais il n’est pas question de remplacer Maastricht. C’est bien un concept différent que la célèbre foire a inauguré vendredi dernier en privilégiant ici l’art classique, dans un Salon de petite taille mais de haute tenue, en le doublant au printemps par une autre Tefaf consacrée cette fois à l’art contemporain.

La plupart des exposants sont des habitués de la Foire de Maastricht, mais on trouvait aussi des nouveaux venus, notamment en art américain. C’est ainsi que la galerie new yorkaise Menconi + Schoelkopf Fine Art montrait de nombreuses peintures du XIXe siècle parmi lesquelles un beau paysage de Frederic Church (ill. 1).
Que l’on y voit – c’est inévitable – des œuvre récemment présentées à Maastricht et à la Biennale des Antiquaires, n’est pas très grave lorsqu’elles sont de qualité. Cela nous permet de revenir ici sur un regret : celui de ne pas avoir reproduit dans notre article sur la Biennale la superbe grotte marine dans le golfe de Salerno peinte par Wright of Derby et exposée chez Adam Williams (ill. 2).

Beaucoup de tableaux, néanmoins, sont des découvertes. Un très beau Laurent de La Hyre proposé par Éric Coatalem, représentant Hercule et Athéna (ill. 3), était jusqu’ici inédit. Dans le domaine de la peinture italienne du Seicento également, les œuvres nouvelles ne sont pas rares2. C’est ainsi que la galerie Carlo Orsi associée à Trinity Fine Art montrait un Saint Sébastien par Ludovico Carracci (ill. 4), à l’attitude clairement inspirée par l’un des esclaves de Michel-Ange, un bel Andrea Vaccaro se voit chez Otto Naumann (qui malheureusement expose ses tableaux sans cadres et sur des fonds de couleur vives), ou encore un grand Saint Paul Ermite par Salvator Rosa, chez Carlo Virgilio (ill. 5).

Signalons aussi chez French & Company une œuvre absolument incroyable. Son auteur, connu sous le nom de convention de Maître aux Tapis, a récemment été identifié avec Francesco Noletti, peintre né à La Vallette et également surnommé Il Maltese. La photo que nous publions (ill. 6) ne laisse qu’à peine entrevoir la fascinante dextérité de cet artiste qui parvient, avec son pinceau, à reproduire la texture du tapis d’une manière si réussie qu’on croit presque qu’il s’agit de l’objet lui-même. On est ici à la limite du trompe-l’œil. Il s’agit, sans aucun doute, d’un chef-d’œuvre.

Le XIXe siècle est également bien représenté, mais nous avons noté moins d’œuvres de premier plan. On se contentera ici de reproduire un tableau de ruines romaines, proposé par Jack Kilgore, par un allemand du nom de Ferdinand Knab (ill. 7) dont nous avouons que nous ne le connaissions pas. L’atmosphère romantique (un romantisme très tardif puisque le tableau date de 1894) et un peu fantastique qui se dégage de la composition témoigne de sa dette envers Friedrich. On ne s’étonnera pas non plus, en voyant cette toile, que cet artiste se soit également illustré dans les décors de théâtre.

On terminera en citant quelques sculptures comme la belle terre cuite du néoclassique Louis Delaville, une Allégorie de l’Éducation qui se trouve à l’entrée de la foire sur le stand de Philippe Perrin (ill. 8), ou le modèle en plasticine pour un relief du Grand Palais par le sculpteur marseillais Auguste Carli. Ou, enfin, en remontant dans le temps, un Saint Jean-Baptiste vénitien du début du XVe siècle, en marbre, sur le stand de Giovanni Sarti (ill. 9).
Cette diversité, de la Renaissance italienne au XIXe siècle français, est d’ailleurs encore plus grande que notre article ne peut le laisser penser. Outre les objets d’art dont nous aurions pu parler – une acquisition par un musée Canadien était exposée, nous y reviendrons dans les prochains jours – les stands dédiés à l’Antiquité (qui sortent de notre champ) ne semblaient pas moins intéressants.

L’objectif était clair : aller chercher les acheteurs américains chez eux alors qu’ils se rendent de moins en moins en Europe3. Il semble que le pari soit en passe d’être gagné puisque les visiteurs (riches, et même souvent très riches) se pressaient lors de l’inauguration. Des œuvres étaient vendues dès le premier jour, mais certains marchands attendaient encore la concrétisation de plusieurs touches. Il faut attendre encore un peu pour savoir si le succès commercial sera au rendez-vous.”